Première carte américaine reconnaissant le plateau du Golan comme israélien
Rechercher

Première carte américaine reconnaissant le plateau du Golan comme israélien

La publication de cette carte intervient trois semaines après la reconnaissance par Trump de la souveraineté israélienne sur le plateau du Golan situé dans le nord du pays

Une partie de la carte publiée par les Etats-Unis le 16 avril 2019, qui montre pour la première fois le Plateau du Golan comme un territoire israélien. (Capture d'écran)
Une partie de la carte publiée par les Etats-Unis le 16 avril 2019, qui montre pour la première fois le Plateau du Golan comme un territoire israélien. (Capture d'écran)

Les Etats-Unis ont publié pour la première fois une carte désignant le plateau du Golan comme un territoire israélien, trois semaines après que le président Donald Trump a reconnu la souveraineté israélienne sur cette région stratégique.

Jason Greenblatt, le représentant américain spécial pour le Moyen-Orient, a tweeté une photo de la carte mardi, déclarant : « Bienvenue au nouvel ajout dans notre système de cartes internationales ».

La carte montre la ligne de cessez-le-feu de 1974 entre Israël et la Syrie comme une frontière permanente, où la frontière avec le Liban continue à être délimitée comme la ligne d’armistice de 1949.

La carte présente également la Cisjordanie comme étant occupée par Israël, avec son statut final devant être déterminé dans les négociations de paix.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu pendant une patrouille de sécurité sur le plateau du Golan, près de la frontière d’Israël avec la Syrie, le 11 avril 2016. (Crédit : Kobi Gideon/GPO)

Et la carte indique que si les Etats-Unis ont reconnu Jérusalem comme la capitale d’Israël en 2017, ils ne prennent pas position sur la frontière de la Ville Sainte, qui est revendiquée par les Palestiniens comme la capitale d’un futur état.

Pourtant, alors que la carte a été mise à jour, le texte associé à l’entrée Israël dans le dernier manuel de la CIA, qui inclut aussi la carte, a continué de qualifier Jérusalem-Est et le plateau du Golan comme « occupés par Israël ».

La reconnaissance officielle de Trump de la souveraineté d’Israël sur la région avait entraîné une large condamnation internationale. L’annonce de la fin mars d’un revirement majeur dans la politique américaine a donné un coup de pouce utile et nécessaire au Premier ministre Benjamin Netanyahu à l’approche des élections d’avril.

Le président américain Donald Trump présente un décret signé reconnaissant la souveraineté d’Israël sur le plateau du Golan, sous le regard du Premier ministre Benjamin Netanyahu dans la salle de réception diplomatique de la Maison Blanche à Washington, le 25 mars 2019. (Saul Loeb/AFP)

Israël a capturé le plateau stratégique à la Syrie pendant la guerre des Six Jours de 1967 et y a appliqué sa souveraineté en 1981, dans une décision qui n’a jamais été reconnue par le reste de la communauté internationale, qui considère le plateau du Golan comme un territoire syrien occupé.

La carte a été publiée alors que les Etats-Unis ont laissé entendre qu’ils pourraient soutenir l’annexion des implantations israéliennes en Cisjordanie.

Vendredi, le secrétaire d’Etat Mike Pompeo a dit qu’il ne pensait pas que ces déclarations pré-électorales d’annexion par le Premier ministre Benjamin Netanyahu nuirait au plan de paix préparé depuis longtemps par l’administration Trump.

Ses commentaires semblaient indiquer que le plan américain ne prévoit pas d’état palestinien, ou même de contrôle palestinien important sur un large territoire de la Cisjordanie.

Interrogé par un journaliste de CNN lui demandant s’il pensait que Netanyahu « promettant d’annexer la Cisjordanie » pourrait nuire à la proposition américaine, Pompeo a répondu « non ».

« Je pense que la vision que nous allons présenter constituera un changement important par rapport au modèle qui a été suivi », a-t-il ajouté.

« Nous avons eu beaucoup d’idées pendant 40 ans. Elles n’ont pas apporté la paix entre les Israéliens et les Palestiniens », a-t-il dit. « Notre concept est de proposer une vision avec des idées nouvelles, différentes, uniques, qui tente de recadrer et de remodeler ce qui a toujours été un problème insoluble. »

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à droite, et le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo, à gauche, au mur Occidental, dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 21 mars 2019 (Crédit : Kobi Gideon/GPO)

Il a déclaré que l’administration Trump souhaitait « une vie meilleure » pour les Israéliens et les Palestiniens.

Lors d’interviews réalisées quelques jours avant les élections, M. Netanyahu a déclaré qu’il avait l’intention d’appliquer progressivement la loi israélienne à toutes les implantations et qu’il espérait pouvoir le faire avec l’accord des États-Unis.

Mardi, une coalition de plus d’une dizaine de groupes conservateurs, dont la plupart juifs, a envoyé une lettre à Trump lui demandant tacitement de respecter une potentielle annexion israélienne des implantations de Cisjordanie.

La lettre intervient en réaction à une coalition de groupes centristes et de gauche qui avait demandé au président américain la semaine dernière de ne pas reconnaître une potentielle annexion de la Cisjordanie par Israël.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...