Prison ferme pour un néo-nazi allemand ayant exhibé un tatouage représentant Auschwitz
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Prison ferme pour un néo-nazi allemand ayant exhibé un tatouage représentant Auschwitz

Marcel Zech s'était fait tatouer dans le bas du dos l'entrée du camp d'extermination d'Auschwitz, où arrivaient les trains de déportés, ainsi que la sinistre devise de Buchenwald "à chacun son dû"

Entrée principale du camp d'extermination d'Auschwitz-Birkenau. (Crédit : Tulio Bertorini/CC-BY)
Entrée principale du camp d'extermination d'Auschwitz-Birkenau. (Crédit : Tulio Bertorini/CC-BY)

Un jeune élu local du parti néo-nazi allemand (NPD) a été condamné lundi en appel par un tribunal de Neuruppin (est) à huit mois de prison ferme pour avoir exhibé dans une piscine un tatouage représentant le camp d’extermination d’Auschwitz.

Marcel Zech, 28 ans, écope ainsi d’une peine supérieure à celle prononcée en première instance en décembre 2015. Le parquet avait décidé de faire appel, jugeant insuffisante la peine initiale de six mois de prison avec sursis.

Une nouvelle condamnation avec sursis aurait été perçue comme « une dérobade de l’État face à l’extrême droite », a expliqué le juge Jörn Kalbow, alors que les crimes xénophobes se sont multipliés ces derniers mois en Allemagne à la faveur de l’arrivée de 900 000 réfugiés l’an dernier.

Marcel Zech s’était fait tatouer dans le bas du dos l’entrée du camp d’extermination d’Auschwitz, où arrivaient les trains de déportés, ainsi que la sinistre devise de Buchenwald « à chacun son dû » inscrite sur le portail d’entrée de ce camp de concentration situé près de Weimar dans l’est de l’Allemagne.

En novembre 2015, un témoin avait pris une photo de son dos dans une piscine d’Oranienburg, une ville au nord de Berlin où se trouve le camp de Sachsenhausen. Le port de signes nazis est passible de poursuites judiciaires en Allemagne.

Selon l’avocat de Marcel Zech, qui a annoncé vouloir se pourvoir en cassation, le tatouage est maintenant couvert par un autre, représentant les héros d’un livre du poète allemand Wilhelm Busch, Max et Moritz. Mais la devise de Buchenwald est, elle, toujours visible.

Les autorités allemandes ont dénoncé en septembre la banalisation de la xénophobie qui menace « la paix sociale » dans l’ex-RDA communiste, où le parti NPD est particulièrement actif et où les agressions racistes ont fortement augmenté l’an dernier.

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