Quatre ans de prison requis contre Jawad Bendaoud pour « recel de malfaiteurs »
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Quatre ans de prison requis contre Jawad Bendaoud pour « recel de malfaiteurs »

Le "logeur" de jihadistes est jugé à Paris pour avoir fourni un logement à deux des auteurs des attentats du 13 novembre

Esquisse du 26 janvier 2018, représentant Jawad Bendaoud à la barre durant son procès pour recel de malfaiteurs, lors des attentats de Paris en novembre 2015.. (Crédit : AFP / Benoit PEYRUCQ )
Esquisse du 26 janvier 2018, représentant Jawad Bendaoud à la barre durant son procès pour recel de malfaiteurs, lors des attentats de Paris en novembre 2015.. (Crédit : AFP / Benoit PEYRUCQ )

Quatre ans de prison ont été requis mardi contre Jawad Bendaoud, jugé à Paris pour avoir logé des jihadistes auteurs des attentats qui avaient fait 130 morts dans la capitale française le 13 novembre 2015.

Il encourt six ans de prison mais le procureur a estimé qu’il n’y avait « pas assez d’éléments » pour affirmer qu’il savait que les deux hommes qu’il hébergeait étaient des jihadistes auteurs des attentats.

Il a demandé la même peine pour le co-prévenu Mohamed Soumah, qui avait joué le rôle d’intermédiaire : 4 ans de prison, avec maintien en détention. « On peut leur reprocher le recel de criminels, mais pas le recel de criminels terroristes », a-t-il dit.

Les deux prévenus, délinquants multirécidivistes, sont jugés depuis le 24 janvier pour « recel de malfaiteurs terroristes ».

Jawad Bendaoud comparait pour avoir mis à disposition d’Abdelhamid Abaaoud, le cerveau présumé des attentats, et de son complice Chakib Akrouh, un squat où ils s’étaient repliés, à Saint-Denis, dans la banlieue de Paris. C’est là où ils sont morts dans l’assaut des policiers du Raid, le 18 novembre.

Il s’agit du premier procès en lien avec les attentats du 13 novembre 2015, qui ont fait 130 morts à Paris et Saint-Denis.

« Ni Mohamed Soumah ni Jawad Bendaoud ne pouvaient ignorer qu’ils apportaient leur aide à des criminels en fuite », a déclaré le procureur dans son réquisitoire. Mais « il n’y a pas suffisamment d’éléments pour pouvoir affirmer qu’ils connaissaient et savaient que ces deux fuyards avaient participé aux attentats », a-t-il poursuivi.

Tout au long du procès, Jawad Bendaoud a nié avoir su qu’il hébergeait des jihadistes du 13-Novembre. Il les croyait tous morts, ne savait pas que certains étaient en fuite, a-t-il répété.

Le procureur a prononcé les réquisitions les plus sévères à l’encontre du troisième prévenu, Youssef Aït Boulahcen, qui comparait libre. Il est jugé pour « non dénonciation de crime terroriste ». C’est le cousin d’Abdelhamid Abaaoud et le frère d’Hasna Aït Boulahcen, qui cherchait une planque pour les jihadistes et qui est morte dans l’assaut du Raid.

La peine maximale de cinq ans a été requise contre lui, avec un mandat de dépôt.

Youssef Aït Boulahcen est « quelqu’un qui adhérait parfaitement à l’idéologie de l’Etat islamique », a estimé le procureur.

Après les plaidoiries des avocats de la défense, le jugement doit être mis en délibéré.

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