Rassemblement familial : La coalition cherche un compromis
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Rassemblement familial : La coalition cherche un compromis

Un accord serait proposé à Raam sur la loi qui empêche les habitants de Cisjordanie épousant un Israélien d'obtenir la citoyenneté ; le Likud s'opposerait à la mesure

Le nouveau gouvernement israélien dirigé par le Premier ministre Naftali Bennett à la Knesset, le 13 juin 2021. (Crédit : Noam Moscowitz /Knesset)
Le nouveau gouvernement israélien dirigé par le Premier ministre Naftali Bennett à la Knesset, le 13 juin 2021. (Crédit : Noam Moscowitz /Knesset)

La nouvelle coalition au pouvoir œuvre à trouver un compromis portant sur la prolongation d’une loi de 2003 qui interdit d’accorder la citoyenneté aux Palestiniens épousant des citoyens israéliens. La semaine dernière, elle a été placée dans l’obligation d’annuler un vote en commission sur ce projet de loi après avoir réalisé qu’elle ne bénéficiait pas de la majorité nécessaire.

Le nouveau gouvernement est divisé sur la question. Issawi Fredj, du parti du Meretz, et la formation Raam s’opposent à cette mesure dont le vote en commission de la Knesset a été reporté à lundi.

Le rassemblement familial, en Israël, implique habituellement un citoyen ou une citoyenne israélienne réclamant la nationalité pour son époux ou son épouse non-israélienne. La majorité des dossiers impliquent des Arabes israéliens s’exprimant au nom d’un époux ou d’une épouse palestinienne vivant en Cisjordanie ou dans la bande de Gaza.

Mais la mesure de 2003, qui a été adoptée suite à des inquiétudes portant sur d’éventuelles demandes de citoyenneté qui auraient été soumises par des membres de groupes terroristes désireux d’avoir accès au territoire israélien, a placé des limites sur la procédure – ce qui rend plus compliqué, pour les Palestiniens, de bénéficier de la citoyenneté ou du droit de résidence par le biais du mariage. Cette loi controversée a depuis été prolongée chaque année, habituellement grâce au fort soutien du Likud et des autres formations de droite.

Les critiques estiment que cette loi est raciste et qu’elle vise, selon eux, à conserver un nombre peu élevé de citoyens arabes au sein de l’État juif. Ses partisans déclarent que sans la loi, des dizaines de milliers – et potentiellement des centaines de milliers – de Palestiniens se porteraient chaque année candidats à la citoyenneté.

Le député du Meretz Mossi Raz a déclaré samedi qu’une « autre loi » sera probablement présentée au vote, tout en disant ignorer son contenu ou la manière dont lui-même se prononcera.

« Le travail a commencé sur un compromis », a-t-il déclaré à la Douzième chaîne.

Mercredi, la cheffe de la coalition Idit Silman (Yamina) avait été obligée de retirer la mesure de l’agenda de la commission des Arrangements à la Knesset après avoir réalisé qu’elle ne bénéficierait pas suffisamment de votes pour être adoptée sans le soutien de la faction Raam. La faction islamiste s’oppose à la loi sous sa forme actuelle et elle s’est refusée à voter son adoption.

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