Référendum turc : BHL appelle à soutenir la société civile
Erdogan a gagné de peu son pari d'instaurer une “democrature” turque, et ce dans des conditions contestées de toutes parts. A l'étranger, la résistance peine encore à s'organiser
Le « oui » au référendum proposé par le président turc Recep Tayyip Erdogan pour créer un régime hyper présidentiel ne l’a emporté sur le « non » que de quelques points.
Les observateurs internationaux, ainsi que l’opposition turque ont contesté les résultats de ce référendum.
Alors que l’on pourrait la croire exsangue après la purge massive ayant touchée toutes les strates de la société civile, désespérée par les violences ayant frappé Kurdes, journalistes, et intellectuels, « la société civile […] n’a pas dit son dernier mot » affirme le philosophe Bernard-Henry Lévy au Parisien.
Certes « une page d’histoire – celle du kémalisme et de l’articulation, en terre ottomane, de l’islam et de la laïcité – est en train de se tourner. Mais la partie n’est pas finie. La Turquie est un grand pays, riche d’une grande civilisation », veut croire l’auteur du récent Esprit du judaïsme.
Il appelle donc à « organiser autour d’eux une chaîne de soutien dans le genre de ce que nous faisions dans les années 1970 et 1980 avec les dissidents d’Europe centrale et orientale », tout en déplorant qu’aucun candidat à la présidentielle ne se soit saisi de la question.








