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Refonte judiciaire : des ministres du Likud fustigent le discours de Herzog

Selon Amichaï Chikli, le président a succombé à la pression et devrait être "plus modéré" ; selon Karhi, Herzog s'est aligné sur la gauche en ce qui concerne la refonte judiciaire

Le président Isaac Herzog lors de la conférence annuelle du groupe 'Besheva', à Jérusalem, le 21 février 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le président Isaac Herzog lors de la conférence annuelle du groupe 'Besheva', à Jérusalem, le 21 février 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le ministre de la Diaspora, Amichaï Chikli (Likud), a déclaré dimanche que le discours du président Isaac Herzog appelant à l’abandon de la réforme judiciaire était « hystérique » et impliquait qu’il se rangeait contre le gouvernement.

« Je respecte beaucoup le président, mais son discours de jeudi était hystérique et n’a pas contribué à calmer les choses », a déclaré Chikli à la radio de l’armée.

« Malheureusement, les pressions exercées sur lui fonctionnent. Il aurait dû s’exprimer plus modérément », a ajouté Chikli, qui a déclaré la semaine dernière que les manifestations des réservistes de Tsahal étaient une aubaine pour les groupes terroristes iraniens et palestiniens.

Jeudi, Herzog a prononcé un discours télévisé à la nation dans lequel il a appelé le gouvernement à abandonner ses propositions législatives « oppressives » et à dialoguer avec les partis d’opposition pour parvenir à une mesure consensuelle.

Les commentaires de Chikli ont été faits un jour après que le ministre des Communications, Shlomo Karhi (Likud), a accusé le président, qui évite traditionnellement de s’immiscer dans les questions politiques, d’être désormais fermement aligné sur l’opposition.

Dans un long message publié sur Twitter samedi soir, Karhi a promis que projets législatifs, dont une majeure partie doit être votée à la Knesset cette semaine, iront de l’avant.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le ministre des Communications Shlomo Karhi à la Knesset, à Jérusalem, le 1er mars 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

« Même le président du pays, qui s’est déjà aligné de manière flagrante sur la gauche, ne sera pas en mesure d’accorder l’amnistie pour le traitement ‘de fond’ dont le système judiciaire et l’application de la loi en Israël ont besoin », a écrit Karhi.

« Nous sommes ouverts à la discussion », a-t-il ajouté. « On peut moduler légèrement, faire quelques compromis, mais sur les points essentiels, il n’en est pas question. »

Karhi a cité, parmi les éléments qui ne sont pas ouverts au compromis, à savoir l’octroi à la Knesset de la capacité de passer outre la Haute Cour de justice par une majorité simple de 61 voix sur les 120 députés et le contrôle du gouvernement sur le panel qui sélectionne les juges.

« Nous adopterons les premières parties de la réforme avant le congé de la Knesset et nous rapprocherons Israël d’une véritable démocratie », a-t-il déclaré. La session parlementaire actuelle doit se terminer au début du mois prochain.

Le ministre des Affaires de la Diaspora, Amichaï Chikli, à Herzliya, le 5 janvier 2023. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)

Karhi s’en est également pris aux manifestants qui s’opposent au projet de loi, affirmant que leurs dirigeants s’efforcent de créer « l’anarchie dans les rues » et accusant les médias d’être des outils de propagande au service de l’opposition. Selon lui, ceux qui organisent les manifestations hebdomadaires de masse contre les changements ne sont pas vraiment préoccupés par la réforme, mais se rebellent plutôt contre le gouvernement lui-même.

« Après tout, l’organisation des manifestations, les protestations, les refus, les sommes d’argent importantes proviennent de personnes qui ne sont pas du tout intéressées par la réforme », a-t-il déclaré. « Ils n’aiment pas que la droite soit au pouvoir, ils n’aiment pas que nous nous soyons enfin réveillés pour mettre fin à leur contrôle total des médias, de l’université, de la culture, du droit, etc. »

Dans une adresse solennelle à la nation, le président a déclaré jeudi que la crise nationale suscitée par les efforts de la coalition pour affaiblir le système judiciaire était « un désastre » et « un cauchemar ». Il a insisté sur le fait qu’il était de la responsabilité des « dirigeants de l’État » d’éviter qu’une démarche législative ne fasse sombrer le pays dans un abîme sociétal et constitutionnel.

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