Israël en guerre - Jour 234

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Refonte judiciaire : des réservistes de l’unité 8200 menacent de boycott

Évoquant leur expérience dans les renseignements, ils expliquent qu'ils ont remarqué "des signaux révélateurs" d'un risque pour Israël : "Nos ennemis se frottent les mains de joie"

Photo d'illustration - les soldats de l'unité des Renseignements de Tsahal lors d'une cérémonie sur la base de Glilot, près de Tel Aviv, le 28 mars 2022. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
Photo d'illustration - les soldats de l'unité des Renseignements de Tsahal lors d'une cérémonie sur la base de Glilot, près de Tel Aviv, le 28 mars 2022. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Des anciens soldats de l’unité d’élite 8200 au sein des renseignements militaires ont rejoint une liste croissante de réservistes qui menacent de refuser de se soumettre à leur devoir de réserve en signe de protestation contre le plan controversé du gouvernement de réformer le système judiciaire israélien.

Dans un courrier qui a été publié lundi par le site d’information Walla et qui était adressé à des personnalités déterminantes au sein du gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu, les vétérans ont exprimé leur crainte pour « l’intégrité et la sécurité » du pays.

« Nous, vétérans de l’unité 8200, avons eu le privilège de servir au sein de l’unité d’élite la plus importante et la plus diverse de l’armée israélienne », commence le courrier qui note que les membres de l’unité ont des points de vue politiques et religieux très différents, ce qui les aide, disent-ils, dans leur travail d’analyse de renseignement.

Le courrier énumère des hauts-responsables du gouvernement et de personnalités du secteur juridique qui sont d’anciens membres de la prestigieuse unité de renseignement, notamment le ministre de la Justice Yariv Levin — l’un des artisans de la refonte judiciaire – ainsi que la procureure-générale Gali Baharav-Miara, le président Isaac Herzog et le président de la Cour suprême Yitzhak Amit.

Le groupe explique qu’avec l’expérience acquise dans les renseignements, il sait « reconnaître une accumulation perturbantes de signaux révélateurs qui entraînent chez nous une inquiétude réelle pour l’intégrité et la sécurité de l’État d’Israël tel que nous le connaissons », citant l’effondrement de la cohésion sociale et les atteintes faites à la fois à l’économie et à la réputation du pays dans le monde.

« Certains de ces dégâts pourraient être rapidement permanents alors que nous ennemis sont en train de se frotter les mains de joie », continuent-ils dans leur missive.

« Il est de notre devoir de tirer le signal d’alarme et d’avertir d’un ‘Yom Kippour’ pour la société israélienne », ont-ils écrit en faisant référence à la guerre de Yom Kippour de 1973, pendant laquelle Israël, pris par surprise par ses ennemis, avait enregistré de lourdes pertes.

Le ministre de la Justice, Yariv Levin, lors d’une audience de la commission de la Constitution, du Droit et de la Justice de la Knesset, le 11 janvier 2023. (Autorisation)

Faisant part des raisons qui justifient leur opposition, les signataires ont évoqué « la précipitation formidable » dans laquelle se déroule la refonte judiciaire et l’absence d’un dialogue « large et honnête » sur la question, l’ignorance des mises en garde des experts du pays et internationaux – ce qui, dit le groupe, a entraîné sa décision de menacer d’un boycott si les réformes devaient être adoptées sous leur forme actuelle.

« Nous ne nous porterons pas volontaires pour un pays qui a unilatéralement changé son contrat social de base avec ses citoyens », dit le courrier.

La première étape de ces réformes radicales qui sont aujourd’hui avancées en toute hâte à la Knesset accorderaient au gouvernement le contrôle total sur la nomination des juges et notamment sur celle des magistrats de la Haute-cour, elles ôterait à la Haute-cour sa capacité à procéder au réexamen judiciaire et au rejet d’éventuelles législations et elles permettraient aux politiciens de nommer – et de renvoyer – leurs propres conseillers juridiques.

Selon les critiques, le plan portera gravement atteinte au caractère démocratique d’Israël en faisant exploser l’équilibre des pouvoirs, plaçant presque tous les pouvoirs entre les mains de l’exécutif et laissant les droits individuels et ceux des minorités sans protection.

Les membres de la coalition de Netanyahu se sont engagés à adopter d’autres projets de loi controversés dont certains sont liés à l’armée.

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