Regev estime « regrettable » le retrait des détecteurs de métaux du mont du Temple
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Regev estime « regrettable » le retrait des détecteurs de métaux du mont du Temple

Après les votes du cabinet sur le remplacement des portiques à l'origine d'émeutes violentes, la ministre de la Culture a indiqué que les détecteurs avaient un effet 'dissuasif et sécuritaire' dans le lieu saint

Miri Regev, ministre de la Culture et des Sports, députée du Likud. (Crédit : Uri Lenz/Flash90)
Miri Regev, ministre de la Culture et des Sports, députée du Likud. (Crédit : Uri Lenz/Flash90)

La ministre de la Culture Miri Regev s’est exprimée mardi contre la décision prise par le cabinet de retirer les détecteurs de métaux des abords du mont du Temple à Jérusalem, affirmant que cette initiative hautement controversée qui a déclenché des journées entières de manifestations avait renforcé la sécurité sur le site.

Regev a déploré une décision « regrettable » au micro de la radio militaire, ajoutant que « vous n’avez pas besoin d’être expert en sécurité pour comprendre que de tels détecteurs ont un effet dissuasif et sécuritaire ».

Le retrait des détecteurs de métaux suit une décision prise par le cabinet sécuritaire israélien de les remplacer par des mesures de sécurité basées sur des « technologies avancées », allouant à ce programme environ 100 millions de shekels sur une période de six mois.

Les détecteurs ont été installés après un attentat à l’arme à feu commis le 14 juillet, au cours duquel trois terroristes ont utilisé des armes qu’ils avaient fait précédemment entrer clandestinement sur le mont du Temple pour tuer deux policiers qui montaient la garde.

L’installation de ces détecteurs de métaux a attisé des troubles quotidiens et provoqué des affrontements entre les émeutiers palestiniens et les forces de l’ordre israéliennes à Jérusalem-Est et dans ses environs ainsi qu’en Cisjordanie.

Les forces de sécurité israéliennes retirent des détecteurs de métaux à la Porte des Lions, près d'une entrée principale du mont du Temple dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 24 juillet 2017. (Crédit : AFP / Ahmad GHARABLI)
Les forces de sécurité israéliennes retirent des détecteurs de métaux à la Porte des Lions, près d’une entrée principale du mont du Temple dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 24 juillet 2017. (Crédit : AFP / Ahmad GHARABLI)

Les violences ont atteint un nouveau pic ce week-end lorsque trois membres d’une famille israélienne ont été poignardés à mort, vendredi soir, autour de la table du Shabbat par un terroriste palestinien de 19 ans dans l’implantation de Halamish. Le reste des convives, dont les enfants, sont parvenus à fuir et à se cacher, grâce à l’intervention de Michal Salomon, désormais veuve.

Le terroriste a écrit un post sur Facebook avant l’attentat dans lequel il faisait part de son intention de mourir en martyr pour défendre la mosquée al-Aqsa, qui se trouve au sein du complexe du mont du Temple. Sa mère a été arrêtée pour incitation après avoir soutenu les actes de son fils.

Au cours d’une visite à Halamish après les meurtres, Regev avait déclaré que les affirmations de liens entre le drame survenu dans l’implantation et les détecteurs de métaux étaient « exagérées ».

« Le terrorisme musulman n’a besoin ni d’explications, ni d’excuses. Il a lutté contre le sionisme depuis sa création. Les détecteurs de métaux ne devraient pas bouger d’un millimètre de là où ils sont », aurait-elle dit selon le site d’information Maariv.

Cinq Palestiniens sont morts dans des affrontements entre les émeutiers et la police vendredi et samedi.

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