Retranscription de la conférence de presse entre Trump et Netanyahu
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"La solution à 2 États me plaît"

Retranscription de la conférence de presse entre Trump et Netanyahu

"Israël n'a pas d'autre choix que d'être agressif. Tout le monde doit savoir que nous sommes avec Israël à 100 %," a entre autres déclaré le président américain

Le président américain Donald Trump (à droite) et le Premier ministre Benjamin Netanyahu se réunissent à l'Assemblée générale des Nations Unies le 26 septembre 2018 au siège de l'ONU (AP Photo/Evan Vucci).
Le président américain Donald Trump (à droite) et le Premier ministre Benjamin Netanyahu se réunissent à l'Assemblée générale des Nations Unies le 26 septembre 2018 au siège de l'ONU (AP Photo/Evan Vucci).

Transcription par la Maison blanche des propos du président américain Donald Trump et du Premier ministre Benjamin Netanyahu aux Nations Unies à New York, le 26 septembre 2018.

PRÉSIDENT TRUMP : Merci beaucoup. C’est formidable d’être avec Benjamin Netanyahu, le Premier ministre d’Israël, et ses représentants.

Évidemment, nous avons beaucoup de choses à nous dire. Le Premier ministre vient encore de me remercier pour ce que nous avons fait à Jérusalem, en ce qui concerne l’ambassade. C’est quelque chose qui, je sais, a été controversé, mais qui s’est révélé très positif à bien des égards. Et beaucoup de progrès ont été réalisés dans de nombreux autres domaines.

Nous allons parler d’échanges commerciaux, de l’armée, de la défense. Et nous sommes très favorables à ce qu’Israël fait en ce qui concerne sa défense. Ils sont agressifs, et ils n’ont pas d’autre choix que d’être agressifs. C’est une partie du monde très difficile.

Alors je veux juste faire savoir à Benjamin, faire savoir à tout le monde – faire savoir à Bibi – que nous sommes avec vous. Nous sommes à 100 % avec Israël.

Merci, Bibi. Je vous remercie.

PREMIER MINISTRE NETANYAHU : Merci.

Q : Monsieur le Président, quand allez-vous présenter votre plan de paix ?

PRÉSIDENT TRUMP : Excusez-moi.

PREMIER MINISTRE NETANYAHU : Monsieur le président, Donald, je vous remercie. Et c’est un grand merci.

Tout d’abord, je vous remercie pour les paroles énergiques que vous avez prononcées hier devant l’Assemblée générale contre le régime terroriste corrompu en Iran. Vous étayez vos paroles fortes par des actions fortes. Et je pense que le fait que vous ayez imposé des sanctions américaines a mis fin à la machine à sous de l’Iran et à sa campagne de carnage et de conquête au Moyen Orient. Et nous, nous vivons au Moyen Orient. Il y a des Israéliens qui sont soumis à ce danger iranien et qui veulent vous remercier, tout particulièrement.

Deuxièmement, je tiens à vous remercier pour le soutien extraordinaire que vous avez apporté à Israël dans ce bâtiment, à l’ONU. Personne n’a soutenu Israël comme vous, et nous vous en sommes reconnaissants.

Troisièmement, c’est la première fois que nous nous rencontrons depuis que l’ambassade américaine a été déplacée à Jérusalem.

PRÉSIDENT TRUMP : C’est exact.

PREMIER MINISTRE NETANYAHU : Vous avez changé l’histoire. Et vous avez touché nos cœurs.

Quatrièmement et pour terminer, je tiens à vous dire à quel point j’apprécie le fait que vous défendiez fermement le droit d’Israël à se défendre, ce que vous venez de dire.

Je pense que tout le monde devrait comprendre qu’Israël continuera à faire le nécessaire pour se défendre contre l’agression iranienne en Syrie et au Liban, ou ailleurs.

Et je tiens à dire aussi que nous n’avons aucun doute que, ce faisant, nous bénéficierons de l’appui du président Donald Trump et des États-Unis d’Amérique.

Je pense, et je le dis objectivement, que l’alliance américano-israélienne n’a jamais été aussi forte. Encore plus forte que jamais sous votre présidence. Et j’ai hâte de travailler avec vous et votre équipe pour promouvoir nos intérêts communs, la sécurité, la prospérité et la paix avec les voisins d’Israël et dans la région. Et avec vous, ce sera possible.

Q : Monsieur le Président, quand allez-vous présenter votre plan de paix ?

PRÉSIDENT TRUMP : Nous y travaillons. Je pense qu’il évolue très bien. Rien ne me ferait plus plaisir que de voir la paix entre Israël et les Palestiniens.

Je pense qu’il se passe beaucoup de bonnes choses. Cela prendra un peu de temps, comme vous le savez. Cela a pris beaucoup de temps – de très nombreuses décennies, et rien ne s’est passé. Mais il se passe beaucoup de bonnes choses.

En fait, en retirant de la table le déplacement de l’ambassade à Jérusalem, cela a toujours été la principale raison pour laquelle les accords n’ont pu être conclus. J’ai parlé à de nombreuses équipes de négociateurs, qui m’ont dit qu’elles n’ont jamais pu faire passer le déménagement de l’ambassade à Jérusalem et tout ce que cela signifiait, et vous savez ce que cela voulait dire. Cela signifiait tout. Et maintenant, ce n’est plus sur la table.

Cela signifie aussi qu’Israël devra faire quelque chose qui sera bon pour l’autre partie. Nous y travaillons –

Q : Que voulez-vous dire par là ?

PRÉSIDENT TRUMP : Nous sommes en train de peaufiner – nous sommes en train de travailler sur des accords. Je pense que – je suis convaincu que quelque chose va se passer. On dit que c’est le plus dur de tous les accords.

Quand on parle d’accords difficiles, on pense toujours à Israël et aux Palestiniens. C’est le plus difficile de tous les accords. Mon rêve est de pouvoir y arriver avant la fin de mon premier mandat. Je ne veux pas le faire au cours de mon deuxième mandat ; nous ferons d’autres choses au cours de mon deuxième mandat. Oui, je voudrais y arriver pendant cette période.

Et je peux dire que beaucoup de progrès ont été réalisés. Je pense qu’Israël veut agir et je pense que les Palestiniens veulent faire quelque chose. Beaucoup de progrès ont été réalisés.

Donc, les choses bougent et ça va bouger. Et je pense que les choses vont commencer à bouger très bientôt, très rapidement. Je vous remercie.

Le président américain Donald Trump rencontre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu le 26 septembre 2018 à New York en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies. (AFP PHOTO / Nicholas Kamm)

Q : (Inaudible.)

PRÉSIDENT TRUMP : Pouvez-vous répéter ?

Q : Allez-vous parler avec M. Poutine des tensions entre Israël et la Russie ?

PRÉSIDENT TRUMP : J’en parlerai si c’est nécessaire, quand ce sera nécessaire. Oui, je vais le faire.

Q : Monsieur le Président, lorsque vous avez dit qu’Israël devra payer désormais, suite au déménagement de l’ambassade, que voulez-vous dire ? Qu’attendez-vous d’Israël ?

PRÉSIDENT TRUMP : Eh bien, ils ont obtenu un gros morceau. J’ai enlever probablement le plus gros morceau de la table, et il est donc évident que nous devons faire un effort – vous savez, nous devons faire un marché équitable. Il faut faire quelque chose. Les accords doivent être bons pour les deux parties. Sinon, vous n’avez pas d’accord et vous n’avez pas d’accord durable.

Il faudra donc faire quelque chose. Mais c’est un très gros morceau. Israël a obtenu le premier morceau et c’est un gros morceau. Il n’y a aucun doute là-dessus.

Q : Monsieur le Président, quelle est votre position au sujet de la Russie – les missiles que les Russes livrent à la Syrie ?

PRÉSIDENT TRUMP : Eh bien, je ne suis pas au courant de cela. Nous en parlions il y a deux minutes, et nous prendrons une décision. Nous verrons ce qu’il en est.

Q : Monsieur le Président, pensez-vous que les Palestiniens reviendront à la table des négociations ?

PRÉSIDENT TRUMP : Absolument. A 100 %.

Comme vous le savez, nous leur versions 550 millions de dollars par an. Maintenant, nous ne leur versons plus rien. Car nous avons été – pendant des années et des années, nous avons été maltraités par les dirigeants palestiniens et nous leur avons donné tout cet argent.

Donc, maintenant c’est fini. Mais cela reprendra et tout recommencera – j’ai hâte de voir cela parce qu’ils l’utilisent à des fins qui sont bonnes – et à des fins qui ne sont pas bonnes, et qui ne sont pas acceptables.

Donc, oui, ils reviendront absolument à la table. Et ils veulent revenir à la table.

Q : Monsieur le Président, que comptez-vous faire – allez-vous vous en tenir à la solution à deux États ? Votre plan comprendra-t-il une solution à deux États ?

PRÉSIDENT TRUMP : J’aime la solution à deux états. Je suis pour une solution à deux États.

Q : Votre plan va donc comporter une « solution à deux États » ?

PRÉSIDENT TRUMP : Vous venez de m’entendre, n’est-ce pas ? Ok, donc assez de questions de votre part. Est-ce que c’est d’accord ? (Rires.)

Q : Monsieur le Président, allez-vous évoquer Jérusalem si vous soutenez une solution à deux États ?

PRÉSIDENT TRUMP : C’est-à-dire ?

Q : Allez-vous dire quelque chose à propos de –

PRÉSIDENT TRUMP : J’aime la solution à deux états. Oui. C’est vrai. C’est – c’est ce que je pense – c’est ce qui me paraît le plus efficace. Je n’ai même pas besoin de parler à qui que ce soit, c’est mon sentiment. Maintenant, vous avez peut-être un sentiment différent – je ne le crois pas – mais je pense que la solution à deux états fonctionne mieux.

Oui, allez-y, allez-y.

Q : Pourquoi les Européens contournent-ils les sanctions américaines contre l’Iran ? Qu’est-ce que vous en pensez ?

PRÉSIDENT TRUMP : Je pense que les Européens se comporteront très bien. Très très bien. Il suffit de regarder.

Q : Êtes-vous contrarié par leur décision ?

PRÉSIDENT TRUMP : Non, rien ne me dérange. Je ne suis pas contrarié.

Q : Voudriez-vous qu’un nouvel accord soit négocié avec l’Iran ?

PRÉSIDENT TRUMP : D’accord, oui, s’il vous plaît, Steve ?

Q : Monsieur, puis-je vous demander : Pensez-vous que vous publierez le plan de paix dans quelques semaines, quelques mois ? Pourriez-vous nous donner un échéancier ?

PRÉSIDENT TRUMP : Nous aurons quelque chose – nous avons quelque chose en tête. Ça avance très bien.

Je veux avoir – je veux avoir un plan, Steve, qui soit solide, qui soit compris par les deux parties – vraiment, presque à moitié accepté par les deux parties avant que nous commencions une négociation.

Je dirais qu’au cours des deux ou trois à quatre prochains mois, quelque chose comme ça. C’est à ce moment-là au moins que j’aimerais publier le plan.

C’est une situation très complexe, mais je pense que nous avons de brillantes idées. Des idées auxquelles on n’avait jamais pensé auparavant. Des idées qui sont bonnes pour les deux parties. Encore une fois, cela doit être bon pour les deux parties. D’accord ?

Merci beaucoup à vous tous. Je vous remercie. Je vous remercie beaucoup.

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