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Rishi Sunak, l’homme qui a appelé Jérusalem « la capitale historique d’Israël »

Le nouveau Premier ministre britannique, qui a juré de lutter contre BDS, a indiqué que l'État juif était un "symbole d'espoir" et qu'il était déterminé à éradiquer l'antisémitisme

Le leader du parti conservateur et prochain Premier ministre britannique  Rishi Sunak quitte le siège de sa formation dans le centre de Londres, le 24 octobre 2022. (Crédit :  JUSTIN TALLIS / AFP)
Le leader du parti conservateur et prochain Premier ministre britannique Rishi Sunak quitte le siège de sa formation dans le centre de Londres, le 24 octobre 2022. (Crédit : JUSTIN TALLIS / AFP)

Rishi Sunak, qui deviendra le nouveau Premier ministre britannique après avoir pris la tête du parti conservateur dans la journée de lundi, est considéré comme un fervent soutien d’Israël et un ami de la communauté juive britannique.

Lors d’un événement qui avait été organisé au mois d’août par le groupe Conservative Friends of Israel, Sunak avait déclaré que Jérusalem était « incontestablement la capitale historique » de l’État juif et qu’il y avait « de très bonnes raisons » de transférer l’ambassade de Grande-Bretagne, actuellement à Tel Aviv, dans la ville sainte.

« C’est quelque chose que j’aimerais faire », avait-il indiqué.

Mais Sunak, ancien chef du Trésor, avait également reconnu « le caractère sensible » de la question.

« Si c’était facile à faire, cela aurait déjà été fait », avait-il précisé.

Des propos qui avaient été tenus par le prochain chef de gouvernement lors de sa tentative manquée de prendre la tête du parti face à Liz Truss, qui l’avait finalement emporté. La démission de Liz Truss du poste de Première ministre britannique, six semaines seulement après sa prise de pouvoir, a permis à Sunak de prendre la barre du parti conservateur après le désistement, lundi, du seul autre candidat en lice.

Truss avait déclaré, le mois dernier, au Premier ministre Yair Lapid qu’elle réfléchissait au potentiel transfert de l’ambassade à Jérusalem.

Le drapeau britannique est en berne après la mort de la reine Elizabeth II à l’ambassade britannique à Tel Aviv, le 9 septembre 2022. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)

Pendant l’été, Sunak avait dit qu’Israël était un « symbole d’espoir brillant » dans un entretien accordé au Jewish Chronicle. Écrivant dans Jewish News, un journal britannique partenaire du Times of Israel, il avait fait part de son opposition au mouvement de boycott.

« Je continuerai à soutenir la loi BDS (Boycott, Divestment and Sanctions) qui empêchera les instances publiques de prendre part à des boycotts qui sapent le cohésion communautaire », avait-il écrit au mois de juillet.

« La communauté juive a raison d’interpeller ceux qui cherchent à nuire au seul État juif du monde », avait-il ajouté.

Sunak avait aussi exprimé son inquiétude face à la recrudescence des incidents antisémites au cours des six premiers mois de l’année 2021.

« Il n’y a aucune ambiguïté sur cette question : Tous les membres du Parlement ainsi que le pays doivent adopter un positionnement solide face à la nécessité d’éliminer l’antisémitisme et je suis déterminé à garantir que ce fléau qui déchire notre société sera éradiqué », avait-il indiqué.

Sunak, qui doit prendre sa nouvelle fonction mardi, sera le premier Premier ministre de couleur et d’origine indienne – un tournant pour un pays au large passé colonial encore contesté à ce jour.

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