Rob Malley nommé émissaire américain pour l’Iran malgré les critiques
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Rob Malley nommé émissaire américain pour l’Iran malgré les critiques

Avant même sa nomination, le nom de Rob Malley, qui circulait, a provoqué un tollé de la part des faucons anti-Iran à droite

Robert Malley, ex-conseiller de Barack Obama et ancien négociateur américain de l'accord sur le nucléaire iranien. (Capture d'écran YouTube)
Robert Malley, ex-conseiller de Barack Obama et ancien négociateur américain de l'accord sur le nucléaire iranien. (Capture d'écran YouTube)

Le nouveau gouvernement américain de Joe Biden a nommé Robert Malley, un des architectes de l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien, comme envoyé spécial pour l’Iran, malgré les critiques des faucons qui l’accusent d’être trop bienveillant à l’égard du pays ennemi.

Le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken « bâtit une équipe dédiée » au dossier iranien, qui « sera dirigée par notre envoyé spécial pour l’Iran Rob Malley », a déclaré vendredi un responsable du département d’État.

« Il apporte à cette fonction ses succès passés dans la négociation de restrictions au programme nucléaire iranien », a-t-il ajouté. « Le secrétaire d’État est confiant dans le fait qu’il saura, avec son équipe, parvenir à nouveau à un tel résultat. »

Rob Malley, ami d’enfance d’Antony Blinken, était jusqu’ici président de l’organisation indépendante de prévention des conflits International Crisis Group (ICG).

Avant cela, il avait été, en tant que conseiller à la Maison Blanche, l’un des principaux négociateurs de l’accord censé empêcher l’Iran de se doter de la bombe atomique, conclu côté américain par le gouvernement démocrate de Barack Obama – dont Joe Biden était vice-président. 

Mais en 2018, devenu président américain, Donald Trump avait retiré les États-Unis de cet accord signé également avec l’Iran par la Russie, la Chine, l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni. Le Républicain le jugeait insuffisant sur le front nucléaire mais aussi pour endiguer les autres activités « destabilisatrices » de la République islamique au Moyen-Orient.

Antony Blinken a confirmé cette semaine l’intention du président Biden de revenir dans l’accord, à condition que Téhéran renoue au préalable avec ses engagements dont il a commencé à s’affranchir en riposte aux sanctions américaines rétablies par l’administration Trump.

Les tractations s’annoncent complexes car l’Iran veut, de son côté, que Washington fasse le premier pas en levant les sanctions.

Avant même sa nomination, le nom de Rob Malley, qui circulait, a provoqué un tollé de la part des faucons anti-Iran à droite.

« Il est profondément troublant que le président Biden envisage de nommer Rob Malley pour mener la politique iranienne », avait tweeté dès le 21 janvier le sénateur républicain Tom Cotton.

« Malley est connu pour sa sympathie à l’égard du régime iranien et son hostilité à l’égard d’Israël. Les ayatollahs ne vont pas croire en leur chance s’il est nommé », avait-il prévenu, suivi par d’autres personnalités farouchement opposées à l’accord sur le nucléaire iranien.

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