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Saar accepte l’ajout de chefs d’accusation dans le dossier Malka Leifer

Le ministre de la Justice a ainsi accepté une demande de l'Australie, où la pédophile présumée a été extradée et où elle sera jugée à partir du 21 octobre

Malka Leifer (à droite) est amenée dans une salle d'audience du tribunal de Jérusalem, le 27 février 2018. (Crédit : AP Photo / Mahmoud Illean, File)
Malka Leifer (à droite) est amenée dans une salle d'audience du tribunal de Jérusalem, le 27 février 2018. (Crédit : AP Photo / Mahmoud Illean, File)

Le ministre de la Justice Gideon Saar a accepté la demande soumise par l’Australie d’ajouter plus de 20 chefs d’accusation dans le dossier judiciaire de Malka Leifer, extradée d’Israël au début de l’année pour être jugée pour violences sexuelles sur mineures.

Selon le bureau du ministre, Saar a accepté d’ajouter des chefs liés à des cas qui n’étaient pas inclus dans la demande d’extradition initiale. Ils avaient été révélés après l’extradition de la pédophile présumée au mois de janvier.

Le procès de Leifer à Melbourne doit commencer le 21 octobre. Il se penchera sur plus de cent chef d’accusation de viol, d’attentat à la pudeur et de violences sexuelles sur mineures – des faits qui se seraient produits entre 2004 et 2008 alors qu’elle était professeure de religion et directrice de l’école Adass Israel à Melbourne.

L’accusée, aujourd’hui quinquagénaire, avait initialement fui l’Australie pour Israël après le dépôt d’une plainte en 2008 et s’était installée avec sa famille dans l’implantation israélienne d’Immanuel en Cisjordanie.

Les autorités australiennes avaient demandé son extradition en 2014.

Une première tentative d’extradition avait échoué après son admission dans des institutions psychiatriques, des experts concluant qu’elle n’était pas apte à comparaître devant la justice.

Mais des détectives privés l’avaient ensuite filmée en train de faire ses courses, de déposer un chèque dans une banque et de mener apparemment une vie tout à fait normale.

Les autorités israéliennes avaient alors lancé une enquête sur la véracité de ses troubles mentaux, ce qui avait débouché sur son arrestation en février 2018.

En mai dernier, il était établi qu’elle était apte à être jugée.

En décembre, son extradition avait été autorisée après le rejet par la Cour suprême israélienne d’un recours de Leifer.

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