Saar : Israël souhaite entretenir de « bonnes relations » avec le régime syrien
L'annonce de la découverte du corps sans vie du sergent-chef Zvi Feldman - près de 43 ans après sa disparition - pourrait expliquer la "nouvelle" position du ministre des Affaires étrangères

Le ministre des Affaires étrangères Gideon Saar a déclaré dimanche qu’Israël souhaitait entretenir de « bonnes relations » avec le nouveau gouvernement de Damas, après l’annonce faite par le Premier ministre Benjamin Netanyahu que les troupes israéliennes avaient retrouvé la dépouille du sergent-chef Zvi Feldman, disparu pendant la Première Guerre du Liban, en 1982, il y a près de 43 ans.
Alors qu’il lui était demandé, lors d’une conférence de presse à Jérusalem, si Israël avait reçu l’aide du gouvernement syrien lors de cette mission de récupération et s’il existait une alliance croissante avec Damas à la suite d’informations faisant état de pourparlers indirects, Saar a répondu : « Il semble que cette question devrait être posée au cabinet du Premier ministre. »
« Cependant, nous souhaitons entretenir de bonnes relations », a-t-il poursuivi.
« Nous souhaitons la stabilité. Nous avons, bien sûr, des préoccupations en matière de sécurité, et cela se comprend. »
Il a reconnu qu’Israël avait des raisons « d’être méfiant envers le régime actuel » en Syrie, en particulier en raison de « certaines mesures […] à l’égard des minorités dans le pays », faisant vraisemblablement référence aux récentes violences perpétrées contre les Druzes syriens, qui ont fait des dizaines de morts.
« Mais nos intentions sont bonnes », a assuré Saar.
« C’est ce que nous voulons. Nous voulons la sécurité. Nous voulons la stabilité. C’est notre souhait. »
Ses déclarations ont semblé marquer un changement de ton par rapport à la rhétorique dure qu’il avait adoptée pour décrire le président syrien de facto, Ahmed al-Sharaa, et son gouvernement.
Au début du mois, après les affrontements sectaires meurtriers dans les régions à majorité druze de Syrie, Saar avait exhorté la communauté internationale à « protéger les minorités en Syrie, et en particulier les Druzes, contre le régime et ses gangs terroristes ».
De même, en mars, après que des informations ont fait état du massacre de plus d’un millier de civils dans le bastion alaouite du pays, Saar avait condamné la « pure malveillance » des dirigeants « djihadistes » syriens.
« Ce sont des djihadistes et ils le resteront, même si certains de leurs dirigeants ont revêtu des costumes », avait-il déclaré.
Son intervention de lundi fait suite à la confirmation par Sharaa, la semaine dernière, que son pays participe actuellement à des discussions indirectes avec Israël – des pourparlers qui seraient, selon certains médias, menés sous la médiation des Émirats arabes unis.
Sharaa a déclaré que ces négociations officieuses visaient à « apaiser les tensions et à empêcher que la situation ne dégénère pour toutes les parties concernées ».







