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Seattle: Un tag anti-Israël laissé la veille de Yom HaShoah en signe d’avertissement

Le rabbin de la synagogue De Hirsch Sinai estime que le timing des vandales était "réfléchi" pour être aussi percutant que possible

Graffiti antisémite sur le Temple De Hirsch Sinai à Seattle, le 16 avril 2023. (Crédit : Capture d'écran/Twitter : utilisée conformément à la clause 27a de la loi sur le droit d'auteur)
Graffiti antisémite sur le Temple De Hirsch Sinai à Seattle, le 16 avril 2023. (Crédit : Capture d'écran/Twitter : utilisée conformément à la clause 27a de la loi sur le droit d'auteur)

JTA- La congrégation de Seattle, dont les locaux ont été vandalisés par des graffitis anti-israéliens la veille de la journée de commémoration de la Shoah en Israël, a décidé de laisser le message affiché pendant plus d’une journée pour rappeler que la haine existe toujours dans le monde, a déclaré son rabbin.

Ce n’est pas la première fois que le lieu de culte De Hirsch Sinai, la dernière grande congrégation juive du quartier autrefois très juif de Capitol Hill, juste en haut de la colline au pied de laquelle se trouve le marché historique de Pike Place, est vandalisée. Cette synagogue réformée historique avait déjà été couverte de graffitis antisémites il y a six ans.

La synagogue a indiqué que les derniers tagueurs ont gravé à la bombe un certain nombre de phrases et de symboles dans la nuit de dimanche à lundi. Les messages ont été peints dans une section clôturée de la congrégation, ce qui signifie que l’auteur a pénétré dans la propriété de la synagogue pour les graver. Il a été filmé par les caméras de sécurité.

Les messages tagués sur la propriété comprenaient une étoile de David, le mot apartheid, une phrase qui semble indiquer « Israël a menti » et un visage sous lequel était écrit « Im [sic] still here » [Je suis toujours là].

« Cela a été fait de manière très réfléchie, et préparé avec minutie », a déclaré le rabbin Daniel Weiner à la Jewish Telegraphic Agency. « Ils étaient très nonchalants et très conscients de ce qu’ils faisaient. Le moment a été choisi pour être le plus percutant possible ».

Le FBI et la police locale enquêtent sur l’incident, mais Weiner a déclaré avoir attendu pour nettoyer les graffitis. Il voulait rappeler à la communauté le danger que représente aujourd’hui l’antisémitisme.

Des graffitis antisémites sont visibles sur le mur de la synagogue Temple De Hirsch Sinai à Seattle, en mars 2017. (Crédit : Capture d’écran YouTube : utilisée conformément à l’article 27a de la loi sur le droit d’auteur)

« Alors que les gens minimisent souvent son importance parmi les différents « ismes » qui existent, j’ai estimé qu’il était important de comprendre, même dans le Seattle bleu foncé, que ces sentiments, ces perspectives, existent », a déclaré Weiner. « Et les gens sont prêts à passer à l’acte par des moyens criminels ».

En 2017, la congrégation avait été vandalisée avec un graffiti qui lisait « La Shoah est ‘fake' », employant le signe du dollar au lieu du « s » comme symbole emblématique d’un trope antisémite commun selon lesquels les Juifs auraient inventé la Shoah pour des raisons financières.

Weiner avait à l’époque aussi décidé de ne pas toucher aux graffitis pendant une journée avant de faire appel à des « jeunes artistes » locaux qui les ont recouverts de fresques murales colorées et positives. Une plaque a été installée à la synagogue en hommage à ces fresques, et le vandale de cette semaine l’a arrachée. Les fresques, elles, n’ont pas été touchées.

Weiner a dit douter que les deux incidents aient été perpétrés par la même personne. Il a attribué l’incident de 2017, avec son invocation de l’expression « fake news » utilisée fréquemment par l’ancien président Donald Trump, comme « un reflet plus direct de la boîte de Pandore que le président précédent a ouverte au cœur de notre société ». Il ne pense pas non plus que les personnes qui ont vandalise la synagogue aient un lien quelconque avec celle-ci, mais ont simplement choisi « l’institution juive la plus identifiable de la ville » pour afficher leur haine des juifs et d’Israël.

Ce qui a été clair pour la congrégation les deux fois, a déclaré Weiner, c’est que le niveau de soutien qu’elle reçoit de la communauté locale l’emporte de loin sur le travail des « haters marginaux ».

« Nous sommes une fois de plus incroyablement reconnaissants de l’immense élan de soutien qui nous confirme que la grande majorité des membres de notre communauté nous soutiennent », a-t-il déclaré.

La synagogue n’a pas été la seule à être touchée par des graffitis à la veille du Yom HaShoah. La grande synagogue de Barcelone a également été la cible de messages anti-israéliens cette semaine.

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