Selon Nawaf Salam, Israël refuse de négocier sur les différends frontaliers
Le Premier ministre libanais, qui accuse aussi Israël de ne pas respecter les termes du cessez-le-feu, soulèvera la question des 5 positions "stratégiques" auprès des États-Unis

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam a accusé Israël de refuser de participer aux négociations sur les différends frontaliers et de ne pas respecter les termes du cessez-le-feu, dans une interview accordée à Bloomberg publiée jeudi matin.
Cette interview a été réalisée quelques jours avant le premier anniversaire du cessez-le-feu entre Israël et le Liban, qui a mis fin à plus d’un an de combats avec le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah.
Le cessez-le-feu a été largement respecté, bien qu’Israël frappe régulièrement ce qu’il considère comme des menaces du Hezbollah dans le sud du Liban, affirmant que l’accord lui en donne le droit.
Cependant, Salam accuse désormais Jérusalem de refuser de coopérer avec Beyrouth pour résoudre un différend frontalier qui a conduit les troupes de l’armée israélienne à rester stationnées à cinq points « stratégiques » du côté libanais de la frontière, même après le retrait du reste de Tsahal.
« Ils demandent des négociations, et lorsque nous nous montrons disposés à les mener, ils ne donnent pas suite au rendez-vous », a déclaré Salam à Bloomberg, ajoutant qu’il comptait aborder la question avec les États-Unis, qui ont supervisé le cessez-le-feu.
Il a fait valoir que les sites encore contrôlés par Israël au Liban « n’ont aucune valeur militaire ou de sécurité » et qu’ils sont plutôt utilisés comme « un moyen de pression sur les Libanais ».
Répondant aux critiques israéliennes selon lesquelles l’armée libanaise ne se déploie pas assez rapidement dans le sud du pays, Salam affirme que son armée travaille aussi vite qu’elle le peut, mais qu’elle dispose de ressources limitées.
« Nous devons recruter davantage de personnes dans l’armée, mieux l’équiper et être en mesure d’augmenter les salaires des militaires », a-t-il déclaré.
Néanmoins, a-t-il ajouté, Beyrouth est toujours « en bonne voie » pour déployer l’ensemble de ses forces dans le sud du pays d’ici la fin du mois et pour démilitariser le Hezbollah, une condition de l’accord de cessez-le-feu que le groupe terroriste chiite libanais, soutenu par la République islamique d’Iran, refuse catégoriquement, à l’instar de son allié palestinien, le Hamas.







