Serge et Beate Klarsfeld décorés par la France
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Serge et Beate Klarsfeld décorés par la France

Les chasseurs de nazis, combattants pour la mémoire, ont été décorés de la Grand croix de la légion d'honneur pour Serge et de l'Ordre national du mérite pour Beate

Serge Klarsfeld et sa femme Beate, les Français « chasseurs de nazis », regardent des photos de jeunes juifs déportés de France, au Mémorial de la Shoah à Paris, le 5 décembre 2017 (Photo AP / Michel Euler)
Serge Klarsfeld et sa femme Beate, les Français « chasseurs de nazis », regardent des photos de jeunes juifs déportés de France, au Mémorial de la Shoah à Paris, le 5 décembre 2017 (Photo AP / Michel Euler)

Les époux « chasseurs de nazis » Klarsfeld, combattants pour la mémoire, ont été décorés lundi soir à Paris par le président français Emmanuel Macron, de la Grand croix de la légion d’honneur pour Serge et de l’Ordre nationale du mérite pour Klarsfeld.

Au cours d’une cérémonie intime avec leur famille et proches, en présence du grand rabbin de France, Haïm Korsia, Emmanuel Macron a profité de l’occasion pour retracer leur parcours dans un discours.

Né le 17 septembre 1935 à Bucarest, en Roumanie, Serge Klarsfeld échappe par miracle à la Gestapo en 1943 à Nice, dans le sud de la France, où ses parents se sont réfugiés.

Naturalisé français en 1950, il entame à Paris des études d’histoire et de sciences politiques. Il épouse en 1963 Beate Kunzel, jeune Allemande protestante, pas juive, qui refuse d’oublier les responsabilités de son pays dans le génocide.

Pendant plus d’un demi-siècle, celui qui était devenu avocat et historien de la déportation a fait campagne, aux côtés de son épouse, pour la reconnaissance de la Shoah et pour obtenir le jugement des criminels nazis et de leurs complices de l’Etat français collaborateur de l’occupant allemand.

Le couple est resté inséparable dans ce qu’il a toujours considéré comme une mission sacrée : poursuivre les nazis « partout où ils seront », faire en sorte que la justice fasse son travail, sans « rechercher la vengeance ». « Il était impossible qu’ils réussissent l’un sans l’autre », dira leur fille Lida.

C’est ainsi qu’ils ont retrouvé et démasqué la plupart des chefs de la police nazie en France, comme Kurt Lischka, ancien chef de la Gestapo de Paris, et Klaus Barbie, le « boucher de Lyon », traqué sans relâche de 1971 à 1983.

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