Shapira : Tsahal n’est pas prêt à un afflux de victimes en cas de guerre
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Shapira : Tsahal n’est pas prêt à un afflux de victimes en cas de guerre

Le Commandement de la Défense passive manque de capacités pour opérer dans plusieurs endroits, selon le contrôleur de l’État

Des soldats du Commandement du front de Tsahal participent à des exercices de recherche et de sauvetage lors d'un entraînement national d'une semaine pour tester le niveau d préparation de l'armée en mars 2018. (Crédit : Tsahal)
Des soldats du Commandement du front de Tsahal participent à des exercices de recherche et de sauvetage lors d'un entraînement national d'une semaine pour tester le niveau d préparation de l'armée en mars 2018. (Crédit : Tsahal)

Le Commandement de la Défense passive de l’armée israélienne n’est pas préparé pour les possibles effets dévastateurs d’une guerre future sur la population civile d’Israël, a prévenu le contrôleur de l’État dans un rapport publié mercredi.

Le rapport a noté que les conclusions des scénarios examinés et discutés par le cabinet de sécurité en 2016 n’ont pas été transmises au Commandement de la Défense passive et que « toutes les implications de préparation pour un possible scénario de guerre et ses effets sur la vie des civils n’avaient pas été totalement prises en considération ».

Yossef Shapira, le contrôleur de l’État, a déclaré que la situation nécessitait l’implication directe du ministère de la Défense, du chef de l’armée de l’air israélienne et du commandant des forces du Commandement de la Défense passive pour s’assurer que les manquements seraient rectifiés. Une autre partie du rapport a abordé l’état de préparation des hélicoptères israéliens capables de transporter des charges lourdes, qui devraient aussi être mobilisés dans les efforts de sauvetage.

En ce qui concerne les unités de sauvetage, le rapport a également noté qu’étant donné que l’évaluation du cabinet de sécurité n’avait pas été écoutée, il n’y avait pas eu depuis 1992 de réévaluation de la structure et de la taille des unités du Commandement de la Défense passive. Il serait donc impossible de savoir s’il était trop grand ou trop petit pour répondre aux besoins actuels de secours lors d’un désastre.

« Selon les plans opérationnels actuellement en vigueur, il est possible que des bataillons de secours de l’armée auront, au début des hostilités, à mener des opérations de sauvetage et de secours mais aussi des évacuations civiles. Dans une telle situation, ces deux types d’interventions pourraient être affectées », précisait le rapport.

Les sauveteurs ne sont pas bien préparés pour agir dans des bâtiments élevés parce qu’ils n’ont pas été entraînés à de tels scénarios. Le rapport soulignait que des unités seraient incapables d’évacuer des personnes bloquées dans des étages supérieurs à de multiples endroits et que les dégâts importants les gêneraient davantage.

L’état de préparation des unités de réserve a été considéré comme étant « faible à médiocre » et le rapport a affirmé que les commandants avaient reconnu la situation. Le rapport ajoutait que les soldats n’avaient pas pu élargir leurs compétences de sauvetage parce qu’ils s’entraînaient constamment sur les mêmes sites de décombres qu’ils connaissent bien et que cela ne constituait pas un nouveau défi à gérer.

Un manque d’équipements mécaniques lourds, dont des bulldozers, réduirait également l’efficacité des unités de réserve, les rendant incapables de remplir leurs tâches sur des scènes de dévastation majeure. Le nombre d’ambulances serait aussi insuffisant puisque les véhicules d’évacuation médicales civiles seraient débordés. Et alors que l’armée ne pourrait fournir que 8 % des véhicules dont le Commandement de la Défense passive aurait besoin, il serait impossible d’assurer un transfert rapide des blessés vers des hôpitaux, a averti le rapport.

Il n’y a pas eu de commentaire immédiat sur le rapport de la part de l’armée israélienne.

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