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Shoah : Le négationnisme encore prévalent sur Facebook, déplore l’ADL

Le groupe de veille dit que certains mots-clés sont bloqués sur la plateforme et que d'autres restent disponibles ; la réponse du réseau aux contenus signalés serait insuffisante

Le logo de Facebook sur les écrans du Nasdaq MarketSite, à Times Square, à New York, le 29 mars 2018. (Crédit : AP Photo/ Richard Drew/ File)
Le logo de Facebook sur les écrans du Nasdaq MarketSite, à Times Square, à New York, le 29 mars 2018. (Crédit : AP Photo/ Richard Drew/ File)

L’Anti-Defamation League (ADL) a fait savoir qu’un an après l’interdiction du négationnisme de la Shoah sur la plateforme de Facebook, il restait des « failles » dans la mise en œuvre de cette politique qui permettent aux négationnistes de se livrer à des discours de haine.

Si Facebook a interdit certains mots-clés en lien avec le négationnisme de la Shoah, d’autres restent autorisés et permettent de trouver des vidéos ou des pages.

« Il y a encore beaucoup de négationnisme de la Shoah sur Facebook », a commenté le directeur-général de l’ADL, Jonathan Greenblatt, cette semaine.

« Nous demandons avec force à la plateforme de prendre des mesures supplémentaires pour s’attaquer aux failles, ainsi qu’à garantir que l’interdiction de ce type de contenu sera mise en œuvre de manière plus systématique ».

L’ADL a noté que des contenus signalés dans plusieurs cas comme négationnistes n’avaient pas été supprimés par la plateforme.

Jonathan Greenblatt, PDG et directeur national de l’Anti-Defamation League, s’exprime au Capitole à Washington, le 2 mai 2017. (Carolyn Kaster/AP)

L’organisation a aussi fait remarquer que des groupes qui s’appuient sur des théories du complot – quoique pas exclusivement en matière de négationnisme de la Shoah – avaient libre cours sur le réseau social, et niaient notamment la réalité du génocide juif.

« Comme l’ADL l’explique à Facebook depuis des années, le négationnisme de la Shoah est un discours de haine. C’est une tentative délibérément antisémite d’affirmer que la Shoah n’a jamais eu lieu ou qu’un nombre bien moins important de Juifs sont morts dans ce cadre », a continué Greenblatt.

« Ces contenus offensants sont douloureux et préjudiciables pour les Juifs, particulièrement à un moment où les inquiétudes sont croissantes face à l’augmentation des incidents antisémites ».

Au cours de l’année passée, Facebook a tenté de renforcer sa lutte contre le négationnisme de la Shoah, supprimant des contenus ou orientant les usagers en quête d’informations sur le génocide juif vers des informations fiables livrées par des tiers – utilisant en cela la même approche que celle pour laquelle le géant des réseaux sociaux avait opté concernant les élections et la COVID-19.

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