Israël menace la Syrie d’une riposte ; 4 roquettes tombées dans le nord d’Israël
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Israël menace la Syrie d’une riposte ; 4 roquettes tombées dans le nord d’Israël

Tsahal confirme que les roquettes ont été tirées par le Jihad islamique, parrainé par l'Iran. L'armée israélienne tient le gouvernement syrien pour responsable des attaques

Tirs de roquettes (Crédit : Ministère de la Défense/Flash 90)
Tirs de roquettes (Crédit : Ministère de la Défense/Flash 90)

Le Jihad islamique déclare ne pas avoir tiré les roquettes sur Israël.

Le Jihad islamique a publié une déclaration dans la soirée niant les rapports indiquant qu’il était responsable des tirs de roquettes sur le nord d’Israël, affirmant que les allégations étaient une tentative visant à « éluder l’attention [suscitée par] Mohammed Allaan. »

Israël a menacé jeudi le pouvoir en Syrie d’une riposte après le tir de quatre roquettes qui sont tombées notamment dans le nord de son territoire sans faire de victime.

Selon l’armée israélienne, les roquettes ont été tirées du côté syrien du plateau du Golan et se sont abattues en Galilée, dans le nord israélien, et sur la partie israélienne du Golan.

« Ces tirs sont le fait du Jihad islamique, une organisation qui agit sur ordre de l’Iran et nous considérons que le gouvernement syrien est responsable de ces tirs et en subira les conséquences », a indiqué l’armée dans un communiqué.

La portée des quatre roquettes diminuent la probabilité qu’il s’agisse de projectiles échangés dans la guerre en Syrie et passant par inadvertance côté israélien, comme cela arrive fréquemment depuis le début du conflit syrien en mars 2011.

La province de Qouneitra, en grande partie située sur le plateau du Golan, est tenue en majorité par les rebelles mais comprend une poignée de villages et localités aux mains du gouvernement syrien.

L’aviation israélienne a frappé, depuis mars 2014, dans la région du Golan à plusieurs reprises l’armée syrienne et ses supplétifs ainsi que le Hezbollah, qui combat les rebelles en Syrie au côté du régime. Le 18 janvier, six combattants du Hezbollah, dont le fils d’un important dirigeant, ainsi qu’un général iranien avaient été tués dans un raid.

Bien qu’Israël et la Syrie restent officiellement en état de guerre, la ligne de cessez-le-feu était considérée jusqu’au début du conflit, comme relativement calme depuis l’armistice de 1974.

Une série de sirènes ont été entendues dans un certain nombre de villes frontalières du nord d’Israël.

Au moins quatre roquettes sont tombées sur le nord d’Israël, rapporte Radio Israël, ajoutant que l’armée israélienne mène des vérifications pour déterminer les circonstances de l’attaque.

Pas de blessés ou de dommages à signaler dans la vallée de Hula en Haute Galilée, près du Liban.

Les résidents du nord d’Israël priés de rester près des abris. Les résidents d’un certain nombre de kibboutzim et villages agricoles dans le nord d’Israël ont été invités à rester près des abris, après au moins quatre tirs de roquettes sur la région à travers la frontière.

Les résidents de Shamir, Kfar Blum, Gonen, Lehavot Habashan et Kfar Szold ont reçu l’avertissement.

Un incendie a éclaté dans les zones agricoles ouvertes dans la vallée de Hula, apparemment provoqué par deux roquettes tirées, ont été tirées depuis la Syrie, à l’est, a déclaré l’armée.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le ministre de la Défense Moshé Yaalon ont effectué mardi une tournée d’inspection dans le nord, toujours sous haute surveillance, avec le mouvement armé Hezbollah de l’autre côté de la frontière avec le Liban et la guerre civile en Syrie.

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