Sissi : Le désespoir des Palestiniens est un « prétexte » majeur pour la terreur
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Sissi : Le désespoir des Palestiniens est un « prétexte » majeur pour la terreur

Un Etat palestinien avec une capitale à Jérusalem Est aidera à éliminer l'extrémisme islamique, déclare le président egyptien aux Nations unies

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi devant la 70e Assemblée générale des Nations Unies, à New York, le 28 septembre 2015. (Crédit : John Moore/Getty Images/AFP)
Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi devant la 70e Assemblée générale des Nations Unies, à New York, le 28 septembre 2015. (Crédit : John Moore/Getty Images/AFP)

Le président égyptien Abdel Fattah Sissi a déclaré lundi lors de son discours devant l’Assemblée générale de l’ONU à New York que la résolution du conflit israélo-palestinien permettrait d’éliminer l’un des principaux « prétextes » au radicalisme religieux et au terrorisme.
 
Une grande partie du discours d’al-Sissi, lors de la session annuelle qui cette année marque également les 70 ans d’activités des Nations unies, a été consacrée à la question de la montée de l’extrémisme au Moyen-Orient.

Il a critiqué « ceux qui prétendent avoir le monopole de l’interprétation de l’islam« , sans se référer explicitement à l’organisation radicale Etat islamique – qui est très active, entre autres, dans la péninsule égyptienne du Sinaï.

De tels interprètes radicaux de la religion « nient la réalité de la tolérance, de la justice et de la miséricorde de l’islam », a déclaré Sissi.

« Il ne fait aucun doute que plus de 1,5 milliard de Musulmans refusent de souscrire aux vues de cette petite minorité qui prétend parler en leur nom et cherche, par la violence et l’extrémisme, à marginaliser et à faire taire tous ceux qui s’y opposent, » a-t-il ajouté.

L’Egypte est aux prises dans le Sinaï avec une insurrection menée par des groupes extrémistes qui ont promis allégeance à l’Etat islamique. L’organisation brutale et ses affiliés ont également conquis de vastes parties de la Libye, avec laquelle l’Egypte partage une frontière et qui a également été citée dans l’intervention de Sissi.

Plus tard dans son discours, Sissi a dit, « Il m’incombe à moi, en tant que président de l’Egypte, qui est au cœur de cette confrontation, à mettre en garde des dangers de l’expansion de cette menace sur d’autres crises et d’autres régions, et en premier lieu la Palestine. »

Une solution proposée par le président égyptien a été la création d’un Etat palestinien suivant les frontières d’avant 1967, avec une capitale à Jérusalem Est.

« Résoudre ce conflit et accorder au peuple palestinien d’exercer son droit à l’autodétermination et à un Etat indépendant au sein des frontières du 4 juin 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale, aura pour effet de supprimer l’un des facteurs les plus importants contribuant à l’instabilité de la région et l’un des prétextes les plus dangereux utilisés pour justifier l’extrémisme et le terrorisme », a déclaré Sissi.

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