Six personnes inculpées dans l’agression contre des vigiles dans un hôpital
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Six personnes inculpées dans l’agression contre des vigiles dans un hôpital

Cinq hommes ont avoué avoir pris part à des agressions à Ichilov ; une femme de 19 ans accusée d'agressions et menaces

Un groupe d'hommes agresse des gardes de sécurité du service des urgences de l'hôpital Ichilov de Tel Aviv, le 27 septembre 2017. (Crédit : capture d'écran YouTube/Times of Israël)
Un groupe d'hommes agresse des gardes de sécurité du service des urgences de l'hôpital Ichilov de Tel Aviv, le 27 septembre 2017. (Crédit : capture d'écran YouTube/Times of Israël)

Six personnes, dont le chef d’un gang criminel connu de Rishon Lezion et sa petite-amie ont été condamnées au cours d’une négociation de peine pour avoir gravement blessé des agents de sécurité à l’hôpital Ichilov de Tel Aviv en septembre, selon le ministère de la justice mercredi.

David Amoyal, 35 ans, et sa petite-amie mannequin Elia Kadosh, ont été accusés, avec 4 de leurs amis de coups et blessures.

Amouyal et Kadosh ont également été condamnés pour menaces, et Kadosh a été accusée de violence sur agent, agressions et menaces sur un chauffeur de taxi et de violations de termes de son assignation à résidence.

Les quatre autres personnes ayant participé à l’agression sont Ruslan Misayev, 28 ans, Mor Biton, 21 ans, Hanan Alfasi, 49 ans et Avraham Yosefov, 28 ans. Les accusés ont été condamnés après négociation de peine auprès du parquet de Tel Aviv. Plusieurs chefs d’accusation ont été abandonnés en échange de leurs aveux et de leur coopération.

Selon l’accord conclu, Amoyal a été condamné à 25 mois de prison, 22 mois pour Yosephov, 19 mois pour Alfasi, et 17 mois pour Misayev et Biton. De plus la cour les a condamnés à une amende et à des condamnations avec sursis, sous des conditions qui seront déterminés par le juge. Le groupe devra également déposer 120 000 shekels en dommages et intérêts pour leurs victimes.

Parallèlement, Kadosh devra passer des examens pour évaluer sa santé mentale avant que sa condamnation définitive ne soit prononcée. La défense se « limitera à une peine de prison, qui pourra se faire sous la forme de travaux d’intérêt général, si l’accusé est jugée apte », a indiqué le ministère de la Justice dans un communiqué.

L’acte d’accusation a relaté l’incident, qui a été entièrement filmé par des caméras de sécurité. Il y est indiqué que Kadosh s’est rendu aux urgences de l’hôpital le 28 septembre, accompagnée de Misayev, un ami d’Amoyal. Kadosh a commencé à jurer et à crier à l’intention du personnel soignant, se plaignant qu’elle ne recevait pas les soins adéquats.

L’un des agents de sécurité a remarqué qu’elle tentait de s’emparer du téléphone de l’infirmière en chef, et à tenté de l’éloigner, selon l’acte d’accusation.

Elle a ensuite menacé l’équipe médicale et les gardes et dit « attendez de voir ce qui va vous arriver quand mon mari sera là. »

Misayev est ensuite parti et a contacté Amoyal.

Les quatre hommes sont retournés à l’hôpital accompagnés d’Amoyal, qui a repéré l’un des gardes à l’entrée et lui a crié « je suis ton diable, attends juste un peu, pas devant les caméras, je t’attraperai dehors. »

Ils se sont ensuite rendus dans le service des urgences et ont attaqué quatre gardes, frappant la tête de l’un d’eux au sol. Il a dû être transporté au service de traumatologie.

Les agresseurs ont ensuite fui vers leurs voitures, poursuivis par trois personnes. Quand l’un des gardes a tenté d’empêcher Yosephov d’entrer dans sa voiture, Amoyal et les quatre autres hommes l’ont plaqué contre un mur et l’ont attaqué « sans pitié », le frappant au visage, sur la tête et sur tout le corps, selon l’acte d’accusation.

L’un des gardes a eu besoin de points de suture sur la tête et a eu une dent cassée et une autre abîmée. Un autre souffrait de coupures à la tête et à la lèvre supérieure, et un troisième de bleus et d’ecchymoses sur la tête, le nez et l’épaule.

Après l’arrivée de la police, Kadosh aurait tenté de s’enfuir du service et quand il lui a été dit de s’asseoir, elle a frappé deux fois une policière au visage et lui a craché dessus.

Plaquée au sol, elle aurait griffé le visage de la policière, lui aurait craché dessus et a tenté de la mordre, tout en l’insultant.

Une fois menottée, elle aurait tenté de continuer à cracher et à utiliser ses jambes pour donner des coups, jusqu’à ce que la police lui attache également les chevilles.

Les caméras de sécurité montrent que les gardes ont été encerclés et battu par les hommes. L’hôpital a indiqué que le personnel soignant a été « surpris et apeuré par la violence ».

Selon l’acte d’accusation Kadosh a violé les termes de son assignation à résidence le 11 octobre, en se rendant chez un ami, dans la ville de Yehud.

Après sa visite, Kadosh a pris un taxi pour se rendre au centre médical Wolfson, dans la banlieue de Tel Aviv, et a avait convenu avec le chauffeur que le montant de la course s’élèverait à 110 shekels. Cependant, à son arrivée à l’hôpital, Kadosh a refusé de payer et a quitté le véhicule. Le chauffeur l’a donc suivi pour être payé pour sa course.

Après une vive dispute, Kadosh a giflé le chauffeur et l’a menacé de le blesser encore plus, selon l’acte d’inculpation.

« Tu ferais mieux de partir d’ici parce je suis super chaude. Je vais te casser la figure […]. Si tu me touches, je t’éclate, je ferais shiva pour toi », a-t-elle dit selon l’acte d’inculpation.

Trois jours plus tard, le 14 octobre, Kadosh s’est rendue au Centre de santé mentale Abarbanel de Bat Yam, accompagnée d’un policier, conformément aux termes de sa résidence surveillée.

Une fois à l’hôpital, Kadosh a appelé un autre patient dans sa chambre. Elle a ensuite bloqué la porte pour empêcher ce dernier de quitter la salle, en violation des ordres du policier.

Alors que le policier tentait d’empêcher Kadosh de bloquer la porte, elle l’a attaqué, le frappant au visage, lui donnant des coups de pieds et tentant de le mordre, selon l’acte d’inculpation.

Le policier a finalement réussi à la menotter avec l’aide d’un collègue. Kadosh lui a alors jeté une bouteille de Coca Cola.

Après la première attaque, un groupe qui représente les médecins urgentistes d’Israël a demandé au gouvernement de poster un agent de police en uniforme dans chaque service d’urgence, afin de protéger le personnel contre la vague de violence dont ils font l’objet.

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.

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