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Sondage : 28 % des Israéliens prêts à quitter le pays suite à la réforme judiciaire

Selon le sondage de la Treizième chaine, plus de la moitié des personnes interrogées disent craindre une guerre civile et des problèmes de sécurité en raison des divisions politiques

Des manifestants anti-refonte affrontant la police lors d'une manifestation contre la réforme du système judiciaire, à proximité de la Knesset, à Jérusalem, le 24 juillet 2023. (Crédit : Chaïm Goldberg/Flash90)
Des manifestants anti-refonte affrontant la police lors d'une manifestation contre la réforme du système judiciaire, à proximité de la Knesset, à Jérusalem, le 24 juillet 2023. (Crédit : Chaïm Goldberg/Flash90)

Une enquête réalisée mardi suite au vote de la première loi du programme de réforme judiciaire a révélé que près d’un tiers des Israéliens envisageaient de quitter le pays.

Selon le sondage de la Treizième chaine, 28 % des personnes interrogées envisagent de quitter Israël, 64 % non et 8 % sont indécises.

L’enquête fait suite à l’adoption de la loi par la coalition, lundi, en dépit des manifestations répétées, de l’opposition véhémente de personnalités du secteur de la justice, de la sécurité ou de l’économie et des milliers de réservistes menaçant de ne plus effectuer leurs périodes de réserve.

Plus de la moitié des personnes interrogées – 54 % exactement – disent craindre que la réforme nuise à la sécurité d’Israël et 56 % redoutent une guerre civile.

Ils sont 33 % à croire que le Premier ministre Benjamin Netanyahu est prêt à négocier des compromis sur les autres lois du paquet judiciaire – 84 % chez les électeurs du Likud, le parti du Premier ministre – et 55 % que les principales figures de l’opposition, Yair Lapid et Benny Gantz, devraient reprendre les négociations.

Les sondages d’opinion en Israël ne sont pas toujours très fiables, mais ils pèsent malgré tout sur les décisions de la classe politique et des électeurs.

Le chef de HaMahane HaMamlahti, Benny Gantz, s’adressant aux médias, le 24 juillet 2023. (Capture d’écran vidéo)

Le sondage de la Treizième chaine s’est également penché sur la popularité des partis politiques dans l’éventualité d’élections nationales, pour l’heure absentes de l’ordre du jour.

Si des élections avaient lieu aujourd’hui, le parti Kakhol lavan de Benny Gantz remporterait 30 des 120 sièges de la Knesset, soit plus que tous les autres partis et notamment que le Likud, en deuxième position avec 25 sièges.

Parmi les partis de la coalition, les ultra-orthodoxes de Shas obtiendraient 10 sièges, YaHadout HaTorah, 7, et les partis d’extrême droite Otzma Yehudit et HaTzionout HaDatit, 5 sièges chacun.

Le parti Yesh Atid du chef de l’opposition Lapid arriverait en troisième position, avec 17 sièges, Yisrael Beytenu d’Avigdor Liberman en décrocherait 6, le parti arabe Hadash-Taal, 5, les islamistes de Raam, 6 et le parti de gauche Meretz, 4. Avoda et le parti arabe Balad de centre-gauche ne recueilleraient pas assez de voix pour siéger à la Knesset.

Les partis de l’actuelle coalition remporteraient 52 sièges, loin de la majorité et de leur effectif actuel de 64, et les partis de l’actuelle opposition, 63 sièges, sans Hadash-Taal, qui n’est pas aligné sur le reste de l’opposition. Les partis de l’actuelle opposition disposeraient donc d’une majorité suffisante pour former une coalition.

Le ministre de la Défense Yoav Gallant (à gauche) et le ministre de la Justice Yariv Levin (à droite) se disputent face au Premier ministre Benjamin Netanyahu à la Knesset le 24 juillet 2023, avant le vote de la loi sur le caractère raisonnable. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

C’est l’institut Camille Fuchs qui a réalisé le sondage pour la Treizième chaine, sur la base de 711 personnes interrogées avec une marge d’erreur de 3,7 %.

Un autre sondage, effectué mardi par la Douzième chaine, a également conclu à un affaiblissement de l’actuel gouvernement Netanyahu si des élections avaient lieu aujourd’hui, avec un total de 53 sièges.

Les partis d’opposition, sans Hadash-Taal, obtiendraient 62 sièges.

Pour un tiers des personnes interrogées par la Douzième chaine, la réforme judiciaire doit être stoppée, auxquels s’ajoutent 29 % pour lesquels la réforme peut se poursuivre à condition de trouver un accord avec l’opposition. Pour 22 % des personnes interrogées, la réforme doit se poursuivre comme prévu, le reste n’ayant pas d’opinions arrêtées sur la question.

Le sondage de la Douzième chaine a été réalisé par le cabinet de sondage Midgam, sur la base de 510 personnes interrogées avec une marge d’erreur de 4,4 %.

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