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Stéphane Séjourné au Proche-Orient pour parler de l’après-guerre à Gaza

Le chef de la diplomatie française va se rendre pour la première fois au Proche-Orient pour une visite centrée sur les perspectives politiques de Gaza

Le nouveau ministre français des Affaires étrangères, Stéphane Séjourné, à l'Assemblée nationale, le 17 janvier 2024. (Crédit : Capture d'écran X)
Le nouveau ministre français des Affaires étrangères, Stéphane Séjourné, à l'Assemblée nationale, le 17 janvier 2024. (Crédit : Capture d'écran X)

Le chef de la diplomatie française Stéphane Séjourné va se rendre de samedi à mardi au Proche-Orient pour une visite centrée sur les perspectives politiques après la guerre à Gaza, a annoncé vendredi le Quai d’Orsay.

Cette première tournée dans la région du nouveau ministre français le conduira en Egypte, en Jordanie, en Israël, dans les Territoires palestiniens et au Liban. Elle vise à « œuvrer à un cessez-le-feu et à la libération des otages » et « convaincre de rouvrir une perspective politique » basée sur la solution à deux États, a précisé le porte-parole du ministère, Christophe Lemoine.

« Nous sommes fermes sur les conditions qui devront régir le jour d’après dans la bande de Gaza. L’avenir de Gaza s’inscrit dans le cadre d’un État palestinien unifié où une autorité palestinienne revitalisée doit exercer son rôle, et la France a refusé et refusera toujours l’installation des colonies à Gaza ou le transfert forcé de la population palestinienne » du territoire, a-t-il ajouté.

Des ministres d’extrême-droite au sein du gouvernement de Benjamin Netanyahu prônent un départ massif des Palestiniens de la bande de Gaza et le retour des résidents d’implantations juifs.

Le chef de la diplomatie française évoquera également avec ses interlocuteurs les risques d’embrasement régional et « fera passer différents messages de retenue », notamment au Liban, où la perspective d’une nouvelle guerre entre Israël et le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah inquiète fortement la communauté internationale.

Cette tournée intervient au moment où d’intenses négociations ont lieu entre Américains, Égyptiens, Israéliens et Qataris pour aboutir à une nouvelle trêve, après celle d’une semaine fin novembre, et permettre un nouvel échange d’otages israéliens à Gaza contre des prisonniers palestiniens incarcérés pour atteinte à la sécurité en Israël.

La guerre à Gaza a éclaté lorsque quelque 3 000 terroristes du Hamas ont fait irruption dans le sud d’Israël par la frontière de Gaza pour mener une attaque brutale au cours de laquelle ils ont tué près de 1 200 personnes. Les terroristes ont également pris en otage 253 personnes, pour la plupart des civils, dont le plus jeune a un an.

En réponse à cette attaque, la plus meurtrière de l’histoire du pays et la pire menée contre des Juifs depuis la Shoah, Israël a juré d’anéantir le Hamas et de mettre fin à son règne de seize ans, et a lancé une opération aérienne suivie d’une incursion terrestre dans la bande de Gaza, qui a commencé le 27 octobre.

132 des otages enlevés par le Hamas et ses complices le 7 octobre sont encore à Gaza, mais certains ne sont plus en vie – après la remise en liberté de 105 civils au cours d’une trêve d’une semaine à la fin du mois de novembre.

Quatre otages avaient été libérées avant cela, et une soldate avait été secourue par l’armée israélienne. Les corps sans vie de huit otages ont également été retrouvés et trois otages ont été tués par erreur par l’armée le 15 décembre.

L’armée a confirmé le décès de 28 otages – notamment de deux captifs dont la mort a été annoncée mardi – qui se trouvaient encore à Gaza, citant de nouveaux renseignements et autres informations obtenues par les militaires en opération sur le terrain, au sein de l’enclave côtière. Une personne est encore considérée comme portée disparue depuis le 7 octobre et son sort reste indéterminé.

Outre les 132 otages, le Hamas détient aussi les dépouilles d’Oron Shaul et de Hadar Goldin, morts dans la bande en 2014. Il garde aussi en captivité deux civils israéliens, Avera Mengistu et Hisham al-Sayed, qui seraient encore vivants après être entrés dans la bande de leur propre gré en 2014 et en 2015.

Plus de 27 000 personnes seraient mortes à Gaza depuis le début de la guerre, selon le ministère de la Santé du Hamas. Les chiffres publiés par le groupe terroriste sont invérifiables, et ils incluraient ses propres terroristes et hommes armés, tués en Israël et à Gaza, et les civils tués par les centaines de roquettes tirées par les groupes terroristes qui retombent à l’intérieur de la bande de Gaza. Tsahal dit avoir éliminé 9 000 terroristes palestiniens dans la bande de Gaza, en plus des quelque 1 000 terroristes qui ont pris d’assaut Israël le 7 octobre.

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.

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