Tamra : 10 000 personnes réunies pour enterrer l’étudiant, malgré le confinement
Rechercher

Tamra : 10 000 personnes réunies pour enterrer l’étudiant, malgré le confinement

De nombreux participants sont venus, masqués, rendre hommage à Ahmed Hijazi, tué par une balle perdue lors d'un échange de tirs entre la police et des criminels

Des milliers de personnes assistent aux funérailles d'Ahmad Hijazi, un étudiant infirmier de vingt ans, près de la ville arabe de Tamra, (Crédit : Sraya Diamant/Flash90)
Des milliers de personnes assistent aux funérailles d'Ahmad Hijazi, un étudiant infirmier de vingt ans, près de la ville arabe de Tamra, (Crédit : Sraya Diamant/Flash90)

Un enterrement a réuni près de 10 000 personnes mardi soir dans la ville de Tamra, ce qui constitue une violation des restrictions instaurées dans le cadre de la lutte contre le coronavirus.

Il s’agissait de l’enterrement d’Ahmed Hijazi, un étudiant infirmier qui a été tué par balles lors d’un échange de tirs entre la police et des criminels à Tamra la veille.

De nombreux participants portaient un masque mais se tenaient à proximité les uns des autres. Les rassemblements en extérieur sont actuellement limités à 10 personnes, afin d’enrayer la propagation de la COVID-19. Le cercueil de Hijazi, porté par la foule, était enveloppé d’un drapeau palestinien.

L’enterrement avait des allures de manifestations. Les participants ont tenu la police pour responsable de la mort de Hijazi. On ignore encore si Hijazi a été tué par des balles de la police ou des criminels. Après l’enterrement, des dizaines de personnes ont bloqué une route et certains ont vandalisé des infrastructures et incendié des pneus.

Cet enterrement fait suite à ceux de deux rabbins de la communauté ultra-orthodoxe qui ont succombé à la COVID dimanche et qui ont donné lieu à d’importants rassemblements, malgré le confinement en vigueur. Les deux rabbins sont décédés des suites du coronavirus.

Des milliers d’hommes ultra-orthodoxes assistent aux funérailles de feu le rabbin Meshulam Dovid Soloveitchik à Jérusalem, le 31 janvier 2021. (Crédit : Menahem KAHANA/AFP)

La police a été vivement critiquée pour son inaction face à ces rassemblements. Elle n’a pas non plus empêché la tenue des funérailles de mardi soir.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...