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Téhéran juge « positif et sérieux » son dialogue avec Ryad

Les deux puissances rivales, qui s'accusent mutuellement de déstabiliser le Moyen-Orient, ont exprimé leur volonté de surmonter leurs divergences et entamé des négociations

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères Saeed Khatibzadeh pendant une interview, en novembre 2020. (Capture d'écran)
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères Saeed Khatibzadeh pendant une interview, en novembre 2020. (Capture d'écran)

L’Iran a indiqué lundi que le dernier cycle de négociations avec son rival régional, l’Arabie saoudite, était « positif et sérieux », et que des progrès supplémentaires pourraient être réalisés.

L’Arabie saoudite sunnite et l’Iran chiite ont rompu leurs liens en 2016 après l’attaque de missions diplomatiques saoudiennes par des manifestants dans la République islamique à la suite de l’exécution par Ryad d’un célèbre religieux chiite.

« Le cinquième cycle de négociations entre Téhéran et Ryad organisé jeudi (…) a été positif et sérieux et s’est traduit par des progrès », a déclaré lors de sa conférence de presse hebdomadaire le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Saïd Khatibzadeh.

Les deux puissances rivales, qui s’accusent mutuellement de déstabiliser le Moyen-Orient, ont cependant exprimé leur volonté de surmonter leurs divergences et entamé des négociations rendues publiques pour la première fois en avril 2021.

Les pourparlers entamés jeudi constituent le cinquième cycle de négociations organisé en Irak, pays frontalier de l’Iran et de l’Arabie saoudite.

Selon l’agence de presse iranienne Nournews, « de hauts responsables du secrétariat du Conseil suprême de sécurité nationale d’Iran » et « le chef du service des renseignements saoudiens » ont assisté à la réunion de samedi.

« Nous pouvons nous attendre à des progrès rapides dans divers domaines (…) si les négociations se déroulent à un niveau politique de premier plan », a indiqué M. Khatibzadeh lundi.

Début mars, le prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane, avait défendu une politique de « coexistence » avec l’Iran. Une déclaration saluée alors par le chef de la diplomatie iranienne, Hossein Amir-Abdollahian, qui y avait vu une « volonté » de Ryad de rétablir les liens avec son pays.

En mars, la presse iranienne avait fait état d’une « suspension » du dialogue après que Ryad a annoncé l’exécution de 81 personnes pour des crimes liés au « terrorisme », notamment des hommes liés aux rebelles Houthis au Yémen, appuyés par l’Iran dans leur guerre contre les forces gouvernementales soutenues par Ryad.

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