Iran : attentats revendiqués par l’EI au mausolée de Khomeiny et au parlement, 12 morts
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Iran : attentats revendiqués par l’EI au mausolée de Khomeiny et au parlement, 12 morts

3 hommes armés sont entrés dans le parlement tuant un garde ; 4 hommes armés ont pénétré dans le tombeau du fondateur de la République islamique

Le mausolée de l'Ayatollah Ruhollah Khomeini, fondateur de la République islamique d'Iran, à Téhéran, le 5 février 2009. Illustration. (Crédit : Atta Kenare/AFP)
Le mausolée de l'Ayatollah Ruhollah Khomeini, fondateur de la République islamique d'Iran, à Téhéran, le 5 février 2009. Illustration. (Crédit : Atta Kenare/AFP)

Douze personnes ont été tuées et 39 autres blessées quand des hommes armés ont pénétré mercredi le parlement de Téhéran et le mausolée de l’Ayatollah Rouhollah Khomeiny, le fondateur de la République islamique. Il s’agit des premiers attentats du groupe terroriste Etat islamique (EI) dans le pays.

C’est la première fois que des attaques quasi-simultanées sur de tels lieux hautement symboliques iraniens ont lieu à Téhéran. Le mausolée et le Parlement sont distants d’une vingtaine de kilomètres.

Les attaques ont pris fin après plusieurs heures d’affrontements, pendant lesquelles les homme armés étaient enfermés dans le parlement.

L’EI a publié une vidéo des attaquants filmée depuis l’intérieur du bâtiment par son agence de propagande Amaq, une rare revendication pendant le déroulement d’un attentat.

Une voix sur la vidéo salue Dieu et dit en arabe : « Pensez-vous que nous allons partir ? Nous resterons, si Dieu veut. » Une autre voix répète les mêmes mots. Les deux utilisent un slogan du porte-parole de l’EI, Abu Mohammad al-Adnani, qui a été tué en Syrie l’année dernière.

La police a indiqué que tous les attaquants avaient été tués vers 15h00, cinq heures après le début des attentats.

Les jihadistes sunnites de l’EI considèrent l’Iran chiite comme un apostat, et Téhéran est profondément impliqué dans les combats contre le groupe en Syrie et en Irak.

Les attaques ont commencé en milieu de matinée, quand quatre hommes armés sont entrés en trombe au parlement dans le centre de Téhéran, tuant un garde de sécurité et une autre personne, selon l’agence de presse ISNA.

Session plénière au parlement iranien de Téhéran, le 1er mars 2016. Illustration. (Crédit : Atta Kenare/AFP)
Session plénière au parlement iranien de Téhéran, le 1er mars 2016. Illustration. (Crédit : Atta Kenare/AFP)

Le garde a été tué pendant un échange de tirs dans un corridor du parlement, selon le média iranien anglophone Press TV.

« Il y avait trois attaquants armés de deux Kalachnikov et d’un pistolet colt », a indiqué le député Elyas Hazrati à l’agence de presse iranienne IRIB.

Un responsable du ministère de l’Intérieur a indiqué qu’ils étaient habillés en femmes et sont passés par l’entrée des visiteurs.

Plus ou moins en même temps, une équipe de trois ou quatre attaquants est entrée au mausolée du fondateur de la République islamique, l’imam Khomeiny, tuant un jardinier et blessant plusieurs personnes.

Au total, selon les services d’urgence, 12 personnes ont été tuées et 39 blessées.

Deux des terroristes du mausolée, dont une femme, se sont fait exploser, et un autre a fait exploser sa veste piégée au 4e étage du complexe du parlement.

L’un des attaquants a été tué par les gardes de sécurité et une femme a été arrêtée.

Le président du parlement iranien a indiqué que les attentats de mercredi étaient un « incident mineur », a rapporté l’agence de presse iranienne Mehr.

Ari Larijani a ensuite présidé la plénière comme d’habitude, pendant que des tirs avaient lieu dans le bâtiment.

Il a décrit l’Iran comme un « centre actif et efficace pour lutter contre le terrorisme », et dit que les terroristes voulaient nuire à cela.

Pendant qu’il parlait, certains députés criaient « Mort à l’Amérique ».

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