Tirs de roquettes palestiniens dans le sud alors que l’armée cible Gaza
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Tirs de roquettes palestiniens dans le sud alors que l’armée cible Gaza

Les avions israéliens ont frappé le nord de la bande, frappant 9 cibles du Hamas. Il n'y aurait pas de blessés alors que les projectiles se sont écrasés vers Ashkelon

Un Palestinien inspecte une voiture détruite après une frappe israélienne à Gaza City qui, selon l'armée, a été prise pour cible parce qu'elle appartenait à un responsable des attaques aux cerfs-volants et aux ballons incendiaires sur le sud d'Israël, le 17 juin 2018 (Crédit : Mahmud Hams/AFP)
Un Palestinien inspecte une voiture détruite après une frappe israélienne à Gaza City qui, selon l'armée, a été prise pour cible parce qu'elle appartenait à un responsable des attaques aux cerfs-volants et aux ballons incendiaires sur le sud d'Israël, le 17 juin 2018 (Crédit : Mahmud Hams/AFP)

Les Palestiniens ont lancé trois roquettes vers le sud d’Israël depuis la bande de Gaza tôt dans la matinée de lundi après que les avions israéliens ont touché un certain nombre de cibles au sein de l’enclave côtière, en réponse à de nombreuses attaques aux cerfs-volants et ballons incendiaires lancées dimanche par les Palestiniens, ont indiqué les militaires.

L’armée a fait savoir que deux roquettes s’étaient écrasées sur le territoire israélien tandis que l’autre serait tombée de l’autre côté de la frontière.

Il n’y aurait pas de blessés.

Ce sont les deux premières roquettes à avoir été tirées en plus de deux semaines. Elles sont venues rompre un cessez-le-feu tacite qui avait été largement maintenu depuis une flambée de violences d’une journée à la fin du mois de mai.

Avant l’attaque à la roquette, les avions-chasseurs israéliens avaient mené des frappes contre trois complexes militaires et une usine de fabrication d’armement dans le nord de la bande de Gaza qui appartenaient au groupe terroriste du Hamas, dirigeant de la bande, a annoncé l’armée.

Une explosion à Gaza City après une frappe aérienne d’Israël, le 18 juin 2018 (Crédit : AFP / MAHMUD HAMS)

Les militaires ont fait savoir qu’ils avaient touché un total de neuf cibles réparties entre les trois structures du Hamas, en réponse aux cerfs-volants et ballons inflammables et explosifs lancés depuis Gaza qui ont fait des ravages en Israël au cours des dernières semaines.

L’armée a diffusé plus tard des images des frappes (ci-dessus). L’armée a déclaré qu’un des complexes militaires et de fabrication d’armement se situait aux abords du camp de réfugiés de Shati, au nord de la bande, tandis que l’autre base militaire se trouvait à l’extérieur de la ville voisine de Jabaliya.

« L’attaque a été menée en réponse au lancement de cerfs-volants et ballons incendiaires et explosifs vers le territoire israélien. C’est une activité terroriste qui met en danger les vies des résidents du sud et qui a entraîné des dégâts sur d’importantes surfaces de terre », ont expliqué les militaires.

Depuis la fin mars plus de 300 incendies qui ont dévasté plusieurs milliers d’hectares de champs et broussailles ont été enregistrés, selon le service des pompiers israéliens.

Les images et des vidéos de l’enclave ont montré de grosses boules de feu et de la fumée émanant de l’une des cibles, apparemment au moment d’explosions secondaires causées par les missiles israéliens lorsqu’ils ont touché les munitions du Hamas.

L’armée a averti qu’elle avait « le savoir en termes de renseignement et la capacité opérationnelle » nécessaires pour davantage encore frapper Gaza si le phénomène des dispositifs incendiaires lancés de l’autre côté de la frontière ne cessait pas.

Les frappes aériennes sur les structures du Hamas semblent être une nouvelle tactique utilisée par les militaires pour dissuader les Palestiniens de lancer les engins incendiaires vers Israël après que des tentatives antérieures – des tirs d’avertissement – sont restées sans résultat.

Les tirs de roquette palestiniens ont semblé survenir en riposte aux frappes israéliennes.

Un Palestinien masqué lance un ballon chargé de matériel combustible en Israël, à l’est de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 17 juin 2018 (Crédit : AFP PHOTO / SAID KHATIB)

Les projectiles tirés vers Israël ont déclenché les sirènes dans la région de Hof Ashkelon et dans la zone industrielle d’Ashkelon, envoyant des milliers d’Israéliens dans les abris anti-aériens. Les alarmes ont résonné à deux occasions, d’abord à 4 heures 40 puis peu après 5 heures du matin.

Le système de défense anti-aérienne du Dôme de fer ne semble pas avoir été activé, ce qui indique que les deux projectiles ayant traversé la frontière se sont abattus dans des champs, sans présenter de menace vitale – et n’entraînant donc pas en conséquence la nécessité de les intercepter.

Les frappes aériennes israéliennes dans la bande et les tirs de roquette qui ont répondu sont venus suivre une journée d’attaques gazaouies à l’aide de dispositifs incendiaires. Ils ont lancé des douzaines de ballons chargés de combustible et d’explosifs vers le sud d’Israël qui ont déclenché au moins 20 feux, dont certains d’entre eux ont été importants.

En réponse, les militaires israéliens ont mené trois vagues de frappes aériennes contre des cibles dans la bande.

Quelques heures avant l’aube, dimanche, l’aviation a bombardé un véhicule qui, selon l’armée, appartenait à l’un des responsables des équipes d’attaques aux ballons et aux cerfs-volants, frappant la voiture alors qu’elle était vide, en guise d’avertissement.

Dimanche après-midi, un avion israélien a pris pour cible un groupe de Palestiniens qui avaient envoyé des ballons incendiaires dans le sud d’Israël depuis la bande de Gaza, à proximité de la ville de Khan Younis.

Enfin, pendant cette soirée, les militaires ont procédé à des tirs d’avertissement vers les Palestiniens qui lançaient des ballons vers Israël. Approximativement une demi-heure plus tard, ils ont conduit une seconde série de frappes, touchant la tente dans laquelle le groupe opérait et une voiture qui avait été utilisée pour faire venir les gens dans le secteur, a noté l’armée.

Aucun blessé ne serait à déplorer.

L’armée israélienne a également utilisé des drones pour intercepter ces ballons et cerfs-volants incendiaires.

Dimanche, un responsable militaire israélien a averti les résidents du sud d’Israël que si les soldats pouvaient répondre plus durement au phénomène des dispositifs incendiaires envoyés depuis la bande de Gaza, une guerre pourrait en découler, selon un reportage diffusé sur la chaîne Hadashot.

« L’alternative au terrorisme incendiaire est une guerre », a expliqué le responsable, selon la chaîne. « Si nous répondons de manière trop forte, cela pourrait mener à une escalade des hostilités. Il faudrait que vous rejoigniez vos abris anti-aériens et vous ne le souhaitez pas, en particulier alors que la construction de la barrière contre les tunnels n’est pas encore terminée ».

Le journal Haaretz a fait savoir que de hauts-gradés au sein de l’armée avaient déclaré aux leaders politiques israéliens que prendre pour cible les personnes qui lancent les ballons serait une mauvaise approche. Ils ont plutôt recommandé que l’armée frappe le groupe terroriste du Hamas, ce qui amènerait les leaders de l’enclave à freiner les activités des équipes qui procèdent au lancer de cerfs-volants et de ballons incendiaires.

En 22 heures, les 29 et le 30 mai, un échange de tirs d’ampleur a éclaté entre les groupes terroristes dans la bande de Gaza et l’armée israélienne, durant lequel environ 200 tirs de mortier et des roquettes ont été lancés vers le sud d’Israël. Les militaires ont riposté en prenant pour cible plus de 65 cibles du Hamas, notamment un tunnel d’attaque.

Selon le ministre de la Défense Avigdor Liberman, 400 cerfs-volants ont été interceptés sur les quelque 600 lancés depuis le début de ce mouvement de protestation.

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