Tour d’Italie – De Jérusalem à Rome en honorant un Juste parmi les Nations
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Tour d’Italie – De Jérusalem à Rome en honorant un Juste parmi les Nations

Les coureurs passeront par des lieux symboliques de la Ville Sainte, et des étapes seront dédiées à Gino Bartali, triple vainqueur du Giro

Le cycliste italien Gino Bartali (Crédit : Capture d'écran YouTube)
Le cycliste italien Gino Bartali (Crédit : Capture d'écran YouTube)

La 101e édition du Tour d’Italie cycliste conduira du 4 au 27 mai les coureurs de Jérusalem en Israël jusqu’à Rome, au fil de 21 étapes, entre ces deux pôles spirituels huit arrivées au sommet, dont le terrifiant Monte Zoncolan.

Le départ de Jérusalem, connu depuis le mois de septembre, sera l’occasion d’honorer la mémoire du « campionissimo » Gino Bartali, triple vainqueur du Giro (1936, 1937, 1946) qui a ensuite été reconnu « Juste parmi les Nations » pour son rôle pendant la Seconde Guerre mondiale. « Ces étapes en Israël lui sont dédiées », a confirmé mercredi Mauro Vegni, le directeur de la course.

Après le contre-la-montre inaugural de la Ville sainte, le peloton restera encore deux jours en Israël, avec une arrivée à Tel Aviv puis une autre à Eilat, au bord de la Mer Rouge à l’extrême sud du pays.

Les coureurs passeront ensuite trois jours en Sicile, comme l’année dernière, avec une première arrivée en altitude au bout de la 6e étape, sur les flancs de l’Etna.

Alors que le doute plane encore quant à la participation du vainqueur sortant Tom Dumoulin, et surtout de Chris Froome, qui pourrait tenter de décrocher le dernier Grand Tour manquant à sa collection, les coureurs auront noté le peu d’espace laissé au contre-la-montre.

Il n’y aura en effet que deux chronos, celui du premier jour à Jérusalem et celui qui se disputera dans le Trentin lors de la 16e étape, sur 34 kilomètres entre Trente et Rovereto.

La montagne en revanche sera comme toujours très présente avec en point d’orgue lors de la 14e étape l’ascension du terrible Zoncolan, par le versant d’Ovaro, le plus difficile (10 kilomètres à plus de 11% de moyenne et des passages à 22 %).

Et la dernière semaine sera redoutable avec, outre le contre-la-montre de Rovereto, trois arrivées consécutives en altitude dans les Alpes, à Prato Nevoso, Bardonnèche et Cervinia.

Au lendemain de l’arrivée à Cervinia, le peloton disputera la dernière étape à Rome, où le Giro s’est déjà terminé à trois reprises, en 1911, 1950 et 2009.

De la Piazza del Popolo au Colisée en passant par les Thermes de Caracalla et le Circo Massimo, le circuit sera somptueux. Mais les jeux seront déjà faits.

Voici quelques-uns des temps forts attendus du parcours :

. 1re étape : Jérusalem (ISR) – Jérusalem (ISR), 9,7 km (contre-la-montre individuel). Un départ en Israë l, c’est évidemment une grande première et l’assurance d’images inédites. Les coureurs passeront par des lieux symboliques de la Ville Sainte, tels que le Parlement (Knesset) et les murs historiques. Les deux étapes suivantes, qui arrivent à Tel Aviv et à Eilat, au bord de la Mer Rouge, seront également des découvertes.

. 6e étape : Caltanissetta – Etna, 163 km. Après trois étapes en Israël et deux premières journées sans grande difficulté en Sicile, le Giro prend pour la première fois de la hauteur avec une arrivée à l’Etna. L’an dernier, c’est le Slovène Polanc qui s’était imposé sur les flancs du volcan.

. 14e étape : San Vito al Tagliamento – Monte Zoncolan, 181 km. « Le Zoncolan est plus dur que l’Angliru, je n’ai aucun doute là-dessus ». Mercredi dans la Gazzetta dello Sport, le jeune retraité Alberto Contador a rappelé à quel point l’arrivée de cette 14e étape est l’un des plus redoutables sommets du cyclisme mondial. Le Giro n’y était plus passé depuis 2014 et la victoire de Michael Rogers.

. 16e étape : Trente – Rovereto, 34,5 km (contre-la-montre individuel). Les spécialistes du chrono n’auront pas énormément d’occasions de s’illustrer: le court contre-la-montre du premier jour et celui-ci, tracé dans le Trentin. Après 34,5 assez plats en dehors d’une bosse aux deux-tiers du parcours, les coureurs arriveront à Rovereto, « ville de la paix ».

. 19e étape : Venaria Reale – Bardonnèche, 181 km. Encore une étape pour les grimpeurs avec 180 kilomètres sans temps mort et quatre montées, le Col des Lys en entrée, puis le long et difficile Col du Finestre (point culminant de ce Giro à 2.178m d’altitude et neuf kilomètres non-asphaltés), Sestrières et enfin l’arrivée à Bardonnèche, à deux pas de la frontière avec la France.

. 20e étape : Suse – Cervinia, 214 km. Du plat pendant 125 kilomètres, puis trois ascensions en 90 kilomètres. Si la décision n’est pas encore faite, cette dernière étape des Alpes peut encore faire beaucoup de dégâts avec le Col de Mont-Tseuc (près de 10% de moyenne), celui de Saint-Pantaléon et enfin la montée vers Cervinia.

. 21e étape : Rome – Rome, 118 km. Cette fois les jeux seront probablement déjà faits mais les dix tours du circuit tracé dans la capitale italienne promettent au moins des images magnifiques. Piazza del Popolo, Circo Massimo, Thermes de Caracalla, Colisée et arrivée devant le Forum: une carte postale de Rome.

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