Trafic perturbé à Jérusalem pour l’enterrement d’un rabbin extrémiste vénéré
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Trafic perturbé à Jérusalem pour l’enterrement d’un rabbin extrémiste vénéré

Des artères majeures de la capitale bloquées ; Shmuel Auerbach était le chef de la "Faction de Jérusalem", un groupe radical opposé au service militaire

Le rabbin Shmuel Auerbach s'adresse à ses étudiants à Ramat Beit Shemesh le 2 juin 2016. (Crédit : Yaakov Lederman/Flash90)
Le rabbin Shmuel Auerbach s'adresse à ses étudiants à Ramat Beit Shemesh le 2 juin 2016. (Crédit : Yaakov Lederman/Flash90)

Jérusalem devrait connaître des perturbations majeures de la circulation dimanche au cours des funérailles du rabbin Shmuel Auerbach, un chef ultra-orthodoxe à l’origine des manifestations organisées depuis longtemps contre le service militaire des membres de la communauté haredim et qui est décédé samedi à l’âge de 86 ans.

La police prévoit une circulation importante sur les principales routes menant au sein de la capitale israélienne à partir de 11 heures 30 du matin (heure israélienne), et recommande vivement aux conducteurs de « s’abstenir de s’approcher du secteur » et d’utiliser à la place le tunnel Arazim sur l’autoroute de la Route 9.

Auerbach a eu une crise cardiaque pendant Shabbat à son domicile de Jérusalem. Les premiers secours ont tenté de le réanimer et il a été évacué vers le centre médical Shaare Zedek de la ville où sa mort a été prononcée.

Comme à l’occasion des décès d’autres chefs spirituels issus de la communauté ultra-orthodoxe, ce sont des dizaines de milliers de fidèles qui devraient inonder les rues de la ville au cours des funérailles du rabbin Auerbach.

La procession devrait partir dès 11 heures du matin depuis l’enclave majoritairement ultra-orthodoxe de Shaarei Hesed dans le centre de Jérusalem et les éloges funèbres devraient durer jusqu’à 12 heures 30 environ. Le cortège se rendra alors au cimetière Har Hamenuhot, traversant des artères majeures du centre de la ville, qui sera temporairement bloqué.

Des centaines de milliers de personnes lors de la procession des funérailles du rabbin Ovadia Yosef à Jérusalem (Crédit: Nati Shohat/Flash90)

Ces artères comprennent les rues Hagra, Kakal, Diskin, Rupin, Ben-Tsvi et Weitzman ainsi que le secteur rejoignant le carrefour des jardins Sakharov et Har Hamenuhot.

La police a averti qu’aucun véhicule privé ne serait autorisé dans le secteur des funérailles, appelant à utiliser les transports en commun.

Les forces de l’ordre ont également conseillé au public de ne pas amener de petits enfants lors de la cérémonie, de se tenir à l’écart des zones barrées et de ne pas monter sur les immeubles, les panneaux de signalisation, les barrières et les véhicules en mouvement. Elles ont également demandé aux participants de ne pas s’approcher du convoi funéraire, disant que leurs vies pourraient se trouver en danger.

L’utilisation de drones pour filmer la cérémonie de funérailles a également été catégoriquement interdite, a ajouté la police, ainsi que de monter sur les toits avoisinants.

Auerbach, qui était l’un des éminents rabbins lituaniens (non-hassidiques) de la communauté ultra-orthodoxe en Israël, était le chef de la « faction de Jérusalem » qui se trouve sur le devant de la scène en termes de manifestations dénonçant le service militaire des membres de la communauté ultra-orthodoxe.

Ces mouvements de protestation avaient parfois dégénéré en violences, avec de jeunes étudiants religieux qui avaient bloqué des rues de Jérusalem et d’autres villes à forte population ultra-orthodoxe.

Ces manifestations concernaient un débat vieux de plusieurs décennies sur l’enrôlement des jeunes hommes étudiant dans des yeshivas, ou dans des séminaires, au sein du service militaire obligatoire, comme c’est le cas pour le reste de la population juive israélienne. Après avoir atteint l’âge de 18 ans, les hommes doivent effectuer un service de 32 mois et les femmes de 24 mois.

Sur instruction du rabbin, les fidèles d’Auerbach avaient refusé de se montrer au bureau de recrutement militaire pour réclamer un report ou une exemption de l’armée. Des fidèles d’autres rabbins bénéficient d’une exemption et ne sont, par conséquent, pas arrêtés.

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