Netanyahu présente un plan de soutien de 500 M de shekels aux communautés du sud
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Netanyahu présente un plan de soutien de 500 M de shekels aux communautés du sud

Le Premier ministre a rencontré les maires des conseils régionaux du sud dans un contexte de critiques face au cessez-le-feu avec le groupe terroriste du Hamas

Les leaders communautaires du sud du pays lors d'une réunion avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu, des ministres du cabinet et le chef d'Etat-major israélien au bureau du Premier ministre, le 16 novembre 2018 (Crédit : Cabinet du Premier ministre)
Les leaders communautaires du sud du pays lors d'une réunion avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu, des ministres du cabinet et le chef d'Etat-major israélien au bureau du Premier ministre, le 16 novembre 2018 (Crédit : Cabinet du Premier ministre)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a rencontré jeudi les maires des conseils régionaux du sud du pays à son bureau de Jérusalem dans un contexte de critiques face à la mise en place d’un cessez-le-feu avec le groupe terroriste du Hamas, qui a placé le gouvernement au bord de l’effondrement.

Netanyahu a convoqué cette rencontre dans une tentative d’apaiser la fureur suscitée par la trêve avec le Hamas, une fureur qui s’est encore intensifiée jeudi après qu’un ministre du Likud a estimé que les centaines de roquettes lancées vers le sud d’Israël étaient un événement « mineur » dans la mesure où elles n’avaient pas pris pour cible Tel Aviv.

En plus du Premier ministre, le ministre des Finances Moshe Kahlon, le ministre de l’Intérieur Aryeh Deri, le chef d’Etat-major de l’armée Gadi Eizenkot et le commandant militaire de la région du sud, le général de division Herzl Halevi, étaient également présents, a fait savoir le bureau de Netanyahu dans un communiqué.

Au cours de la réunion, Netanyahu et les officiers de l’armée ont présenté aux leaders communautaires les initiatives militaires en cours contre le terrorisme émanant de la bande de Gaza.

Ces entretiens ont également été l’occasion d’examiner un plan de 500 millions de shekels, pour les années 2019 et 2020, qui permettrait de re-dynamiser les communautés du sud face aux attaques de l’enclave palestinienne.

Le plan, qui sera présenté pour approbation gouvernementale dans les prochaines semaines, comprend des dispositions visant à améliorer les services médicaux d’urgence, les services d’éducation et les services sociaux, et il prévoit d’octroyer des subventions aux autorités locales pour les mesures de sécurité, a annoncé le communiqué du bureau du Premier ministre.

Des résidents de Tel Aviv manifestent aux côtés des habitants du sud contre le manque de sécurité face aux menaces du Hamas. La pancarte dit : « Tel Aviv est à vos côtés » (Crédit : Luke Tress/Times of Israel)

Dans la matinée de jeudi, le ministre de la Coopération régionale Tzachi Hanegbi a estimé que les tirs de roquettes du Hamas étaient « mineurs » parce qu’ils s’étaient concentrés sur les communautés du sud, près de Gaza. Tandis que la souffrance des Israéliens vivant dans ces secteurs a été « un cauchemar » et « non-négligeable », cela aurait été une « autre histoire » si le Hamas avait dirigé ses projectiles sur Tel Aviv ou l’aéroport Ben Gurion, a-t-il dit à la radio militaire.

Ces propos ont été condamnés par Netanyahu et d’autres députés qui ont accusé Hanegbi de faire la distinction entre les citoyens israéliens qui résident dans les petites communautés adjacentes à Gaza dans le sud, et ceux du centre économique du pays.

« L’agression du Hamas n’est pas ‘mineure’ et il n’y a pas de différences entre des tirs du Hamas à l’encontre des habitants du sud et des tirs contre toute autre région du sud d’Israël », a commenté Netanyahu dans une déclaration peu après la diffusion de l’interview de Hanegbi.

La trêve avec le Hamas a entraîné la démission du ministre de la Défense Avigdor Liberman dans la journée de mercredi et les accusations de certains habitants du sud du pays qui estiment que le gouvernement a fait preuve de faiblesse contre le Hamas. Des centaines de résidents de ces régions ont manifesté à Tel Aviv, jeudi soir, à l’issue de deux jours de protestation durant lesquels ils ont brûlé des pneus et bloqué les entrées des villes touchées par les roquettes pour dénoncer le cessez-le-feu qui, selon eux, laisse au Hamas l’opportunité de reprendre ses attaques à sa guise.

Suite à la démission de Liberman et au retrait de son parti Yisrael Beynenu de la coalition, la formation HaBayit HaYehudi a rapidement demandé à ce que son leader, le ministre de l’Education Naftali Bennett, soit désigné au poste de ministre de la Défense, faute de quoi elle se retirerait également de la coalition, renversant ainsi le gouvernement.

Les missiles du système de défense aérienne Dôme de fer dans le sud d’Israël détruisent des missiles en approche au-dessus d’Ashkelon, tirés depuis la bande de Gaza le 13 novembre 2018. (Crédit : GIL COHEN-MAGEN/AFP)

Selon l’armée, plus de 460 roquettes et obus de mortier ont été lancés vers le sud d’Israël lundi et mardi – le plus grand nombre de missiles envoyés en 24 heures dans toute l’histoire d’Israël. Si le système de défense antiaérienne du Dôme de fer en a interceptés plus de cent, les autres projectiles ont atterri dans des champs mais des douzaines d’autres se sont également abattus dans des villes et municipalités israéliennes – tuant une personne, faisant des douzaines de blessés et entraînant des dégâts significatifs.

Cette flambée a suivi un raid israélien à Gaza qui avait mal tourné, dimanche soir, et qui avait donné lieu à des affrontements, résultant en la mort d’un officier israélien et de sept combattants palestiniens, notamment un commandant du Hamas.

En réponse aux roquettes et aux tirs de mortier, les militaires israéliens avaient fait savoir qu’ils avaient pris pour cible environ 160 sites, dans la bande de Gaza, liés au Hamas et au Jihad islamique palestinien et notamment quatre structures qualifiées par l’armée « d’atouts stratégiques majeurs ».

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