Trump : En Israël, « il y a des élections en permanence et personne n’est élu »
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Trump : En Israël, « il y a des élections en permanence et personne n’est élu »

Lors d'un événement orthodoxe, le président s'est vanté d'un taux d'appréciation "de 98% en Israël", disant que s'il s'y installait, il deviendrait Premier ministre "très vite"

Le président Donald Trump s'exprime devant les journalistes à la Maison Blanche à Washington alors qu'il se prépare à s'envoler pour New York,le 2 novembre 2019 (Crédit :  AP Photo/Manuel Balce Ceneta)
Le président Donald Trump s'exprime devant les journalistes à la Maison Blanche à Washington alors qu'il se prépare à s'envoler pour New York,le 2 novembre 2019 (Crédit : AP Photo/Manuel Balce Ceneta)

Le président américain Donald Trump a raillé, mardi, le système politique israélien. Il a ajouté, plaisantant, qu’en cas d’impeachment, il pourrait toujours s’installer en Israël et y devenir Premier ministre.

« C’est fou, ce système qu’il y a là-bas, pas vrai ? Ils s’affrontent et ils s’affrontent encore », a dit Trump, prenant la parole lors d’un événement organisé par l’organisation orthodoxe America First à New York City.

« Nous, on se bat, mais c’est différent. Au moins, on sait qui est le patron. Là-bas, il y a des élections en permanence et personne n’est élu », s’est-il amusé, déclenchant l’hilarité.

L’Etat juif se trouve actuellement dans une impasse politique après un deuxième scrutin sans précédent en quelques mois, et alors que la formation d’une coalition au pouvoir reste problématique pour le Premier ministre Benjamin Netanyahu comme pour son rival Benny Gantz.

La perspective d’un nouveau scrutin pour la troisième fois en un an est envisageable.

La foule réunie a salué Trump comme un roi – littéralement. Présentant le président américain, le rabbin Yosef Yitzchak Jacobson, qui a animé la soirée, a récité une bénédiction traditionnelle dite lors d’une rencontre avec un monarque ou avec un chef d’Etat.

« On travaille dur sur la question d’Israël, je pense que je réunis, là-bas, un taux d’appréciation d’environ 98 % », s’est enorgueilli Trump.

« Si quelque chose m’arrive ici » – une référence probable aux tentatives d’impeachment du Congrès – « je pars en Israël et j’y deviendrai très vite Premier ministre », a-t-il clamé sous un tonnerre d’applaudissements.

Trump n’a pas directement évoqué l’escalade récente des tensions entre l’Etat juif et les groupes terroristes de la bande de Gaza. Des centaines de roquettes ont été lancées sur les villes israéliennes dans la journée de mardi.

Il a simplement déclaré qu’il « y a beaucoup de choses qui arrivent là-bas et qui ne sont pas vraiment bonnes » avant de passer plusieurs minutes à parler de sa décision de transférer l’ambassade américaine à Jérusalem.

« Je vous ai donné, à Jérusalem, l’ambassade. Ça a été une grosse affaire », a-t-il ajouté, avant de raconter comment il avait ignoré de nombreux appels de responsables et de dirigeants du monde qui lui demandaient de s’abstenir de mener à bien cette initiative.

Le vice-président de Trump, Mike Pence, a posté mardi un tweet de soutien à Israël dans le contexte des affrontements avec Gaza.

« Les Etats-Unis condamnent le barrage de roquettes sur des civils israéliens », a-t-il écrit. « Il est clair que le Hamas & le Jihad palestinien placent la violence avant l’amélioration des conditions de vie de la population à Gaza. L’Amérique affirme avec force le droit d’Israël à l’auto-défense ».

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