Trump : Le Hamas sera « vite balayé » s’il ne désarme pas dans les prochaines semaines
"Ils l'ont accepté. Ils vont le faire", a déclaré le président lors du Forum de Davos, ajoutant que "59 pays" cherchent à "intervenir et éliminer" le groupe terroriste

Si le Hamas ne désarme pas rapidement, le groupe terroriste palestinien sera « rapidement balayé », a déclaré mercredi le président américain Donald Trump lors d’un discours très complet prononcé lors du Forum économique mondial de Davos, en Suisse.
« Nous avons la paix au Moyen-Orient », a-t-il affirmé.
« Il y a quelques petits problèmes, comme le Hamas, mais celui-ci a accepté de rendre ses armes », a-t-il déclaré, alors que le groupe terroriste palestinien a publiquement affirmé à maintes reprises qu’il ne désarmerait pas.
« Ils sont nés les armes à la main, ce n’est donc pas facile à faire », a poursuivi Trump.
« C’est ce qu’ils ont accepté de faire. Ils vont le faire », a promis le dirigeant américain.
« Et nous saurons dans les deux ou trois prochains jours, certainement dans les trois prochaines semaines, s’ils vont le faire ou non. »
.@POTUS: "I think we have peace in the Middle East. There are some little situations like Hamas… we're going to know over the next 2 or 3 days, certainly over the next 3 weeks, whether or not they're going to [disarm]. If they don't do it, they'll be blown away very quickly." pic.twitter.com/W8Ofwwj018
— Rapid Response 47 (@RapidResponse47) January 21, 2026
« S’ils ne le font pas, ils seront rapidement balayés », a-t-il averti.
Trump a répété que bon nombre des « 59 pays » intéressés par la participation à la Force internationale de stabilisation (ISF) à Gaza, qui n’a pas encore été mise en place, « veulent intervenir et éliminer le Hamas ».
« Ils veulent faire tout ce qu’ils peuvent. »
« S’ils ne se débarrassent pas des armes, ils seront très mécontents. [Ils] n’auront pas le choix. Ils seront éliminés », a réitéré Trump dans des remarques adressées aux journalistes au début de sa rencontre avec le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi à Davos.
Les États-Unis ont eu du mal à convaincre les pays de fournir des troupes à cette force de maintien de la paix, alors que l’on spécule beaucoup sur le désarmement du Hamas et le retrait supplémentaire de l’armée israélienne de la bande de Gaza.
L’un des deux pays que Washington avait publiquement cités, l’Azerbaïdjan, a annoncé au début du mois qu’il ne participerait pas.
Les responsables américains, qui ont tenu une conférence de presse la semaine dernière, ont insisté sur le fait qu’ils disposaient désormais d’un nombre suffisant de pays proposant des troupes, et qu’une annonce était attendue dans environ deux semaines.
L’un des porte-parole a également semblé confirmer les informations du Times of Israel selon lesquelles le mandat de l’ISF serait réduit à des tâches plus limitées, telles que la sécurité des frontières et l’aide humanitaire, plutôt que des activités visant à désarmer le Hamas.
Dans le cadre du plan de paix de Trump pour Gaza, dont la première phase a été signée en octobre, l’ISF est chargée d’assurer la sécurité de la bande de Gaza, en procédant au retrait progressif de Tsahal, qui contrôle actuellement 53 % de l’enclave.
L’ISF était censée être mise en place lors de la deuxième phase du plan, mais l’envoyé spécial américain Steve Witkoff a annoncé la semaine dernière que cette phase avait commencé, affirmant que la situation allait « passer du cessez-le-feu à la démilitarisation, à la gouvernance technocratique et à la reconstruction ». Cependant, dans son annonce de la deuxième phase, Witkoff n’a fait aucune mention de l’ISF, bien que la Maison Blanche ait déclaré par la suite que cette force serait dirigée par le général de division Jasper Jeffers, commandant des opérations spéciales du Commandement du Centre.
Par ailleurs, dans un contexte de tensions entre Trump et le Premier ministre Benjamin Netanyahu concernant la composition de certains des différents comités et conseils annoncés par les États-Unis pour Gaza, ce dernier envisagerait de se rendre à Washington en février pour rencontrer Trump et participer à un événement de l’AIPAC, a indiqué un responsable israélien au Times of Israel.
Netanyahu a critiqué la décision de Washington de nommer des représentants de haut rang de la Turquie et du Qatar au sein du bras opérationnel du « Conseil de Paix » pour Gaza, appelé le « Comité exécutif de Gaza », et a promis que les forces turques et qataries ne mettraient pas les pieds à Gaza et qu’elles n’auraient « aucune autorité ni aucune influence » dans les différents organes qui gouverneront la bande de Gaza.
Le bureau de Netanyahu n’a pas répondu aux demandes de commentaires concernant un éventuel déplacement aux États-Unis. Le Premier ministre s’est rendu pour la dernière fois aux États-Unis fin décembre, passant le réveillon du Nouvel An dans la station balnéaire Mar-a-Lago de Trump. Il s’agissait de sa sixième visite aux États-Unis depuis le retour au pouvoir de ce dernier l’an dernier.







