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Trump redouble de menaces financières contre Harvard, qui refuse de plier

Son gouvernement a déjà retiré 2,2 milliards de dollars de subventions fédérales pluriannuelles à l'établissement de la très sélective Ivy League

Un rassemblement pro-palestinien et anti-Israël organisé à l'Université de Harvard, le 15 octobre 2023. (Crédit : Capture d'écran X ; utilisé conformément à l'article 27a de la loi sur le droit d'auteur)
Un rassemblement pro-palestinien et anti-Israël organisé à l'Université de Harvard, le 15 octobre 2023. (Crédit : Capture d'écran X ; utilisé conformément à l'article 27a de la loi sur le droit d'auteur)

Donald Trump a menacé mardi de retirer à Harvard ses importants avantages fiscaux, une nouvelle étape de son bras de fer avec les campus au lendemain du refus de l’université américaine de se plier à ses exigences en matière de liberté d’enseignement et d’expression.

Son gouvernement a déjà retiré 2,2 milliards de dollars de subventions fédérales pluriannuelles à l’établissement de la très sélective Ivy League, dans le nord-est des Etats-Unis.

« Peut-être que Harvard devrait perdre son exemption fiscale et être imposée comme une entité politique, si elle continue de défendre sa ‘folie’ politique, idéologique, inspirée par/soutenant le terrorisme », a renchéri le président américain mardi sur son réseau Truth Social.

L’université privée installée près de Boston, dotée d’un immense patrimoine estimée à plus de 50 milliards de dollars, bénéficie d’une exemption vis-à-vis de l’administration fiscale fédérale ainsi que de l’Etat du Massachusetts.

Lundi, la présidence de Harvard s’est opposée publiquement aux demandes de l’administration Trump, une fin de non-recevoir saluée par de nombreux membres de son corps enseignant, et qui la distingue de l’université new-yorkaise Columbia, laquelle a accepté d’engager de profondes réformes qui ont été qualifiées de capitulation. Columbia a été un vivier de militants anti-Israël ayant érigé des campements au sein de l’établissement.

L’université Columbia s’est de son côté défendue mardi d’avoir fait des concessions au camp Trump.

« Même si nous poursuivons un dialogue constructif avec l’Etat, nous refuserions tout accord qui nous ferait renoncer à notre indépendance ou à notre autonomie », a écrit sa présidente par intérim Claire Shipman dans une lettre publique.

« Face à un racket fédéral, Harvard a envoyé son message le plus clair et le plus courageux à ce jour : nos valeurs ne sont pas à vendre », s’est félicité le comité éditorial du journal étudiant The Harvard Crimson.

Harvard, comme d’autres universités américaines, a été le théâtre d’une mobilisation étudiante contre la guerre menée par Israël contre le Hamas suite au pogrom mené par le groupe terroriste palestinien le 7 octobre 2023, un mouvement flirtant largement avec l’antisémitisme, et qui a donc été ciblé par la Maison Blanche depuis le retour au pouvoir de Donald Trump.

Le président républicain accuse l’université et ces autres institutions de laisser prospérer l’antisémitisme sur leurs campus. Son gouvernement leur a demandé de mettre en place toute une série de mesures – dont un « audit » des opinions des étudiants et du corps enseignant -, faute de quoi l’Etat fédéral couperait le robinet à subventions.

Alan Garber lors d’une cérémonie virtuelle de remise de diplômes, le 27 mai 2021. (Capture d’écran/YouTube)

Dans une lettre adressée aux étudiants et aux enseignants, le président de l’université, Alan Garber, a rappelé lundi que l’institution avait déjà engagé des actions contre l’antisémitisme depuis plus d’un an et assuré qu’Harvard n’abandonnerait pas « son indépendance, ni ses droits garantis par la Constitution », comme le premier amendement sur la liberté d’expression.

« Aucun gouvernement, quel que soit le parti au pouvoir, ne doit dicter aux universités privées ce qu’elles doivent enseigner, qui elles peuvent enrôler et embaucher, ni sur quelles matières elles peuvent mener des recherches », a-t-il ajouté.

Une réponse saluée par plusieurs figures du Parti démocrate, dont l’ancien président des Etats-Unis Barack Obama, diplômé en droit en 1991 de l’université.

« Harvard a montré l’exemple aux autres établissements d’enseignement supérieur en rejetant une tentative illégale et maladroite d’étouffer la liberté académique », a-t-il commenté sur X, en espérant que d’autres « institutions » suivent l’exemple.

L’administration Trump a aussi supprimé des centaines de visas d’étudiants étrangers et procédé à des arrestations d’activistes étudiants pro-palestiniens et anti-Israël désormais menacés d’expulsion, alors qu’ils résidaient en situation régulière sur le sol américain.

Lundi, l’un de ses participants aux mobilisations étudiantes à Columbia, Mohsen Mahdawi, a été arrêté par des agents de l’immigration dans un bureau où il était venu passer un entretien en vue de sa naturalisation américaine, dans l’Etat du Vermont.

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