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'Il n'y a aucune raison qu'il n'y ait pas la paix entre Israël et les Palestiniens - absolument aucune'

Trump sur le transfert de l’ambassade à Jérusalem : « Réinterrogez-moi dans un mois »

Le représentant de Floride a laissé entendre que le président américain annoncerait la nouvelle lors d'un voyage prévu en Israël fin mai

Le président américain Donald Trump s'exprime avant la signature d'un décret présidentielle au département américain des Affaires des vétérans le 27 avril 2017 à  Washington, DC. (Crédit : AFP/Brendan Smialowski)
Le président américain Donald Trump s'exprime avant la signature d'un décret présidentielle au département américain des Affaires des vétérans le 27 avril 2017 à Washington, DC. (Crédit : AFP/Brendan Smialowski)

Le président américain Donald Trump a refusé de confirmer les informations d’une éventuelle annonce du transfert de l’ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem au cours d’une visite en Israël le mois prochain. Il a toutefois laissé entendre jeudi qu’il pourrait clarifier la question à ce moment-là.

Jeudi, le représentant de Floride Ron DeSantis (Républicain) qui, au début du mois, s’est rendu seul en Israël pour déterminer d’éventuels sites de réinstallation de l’ambassade, a expliqué que Trump ferait l’annonce de cette relocalisation lorsqu’il se rendrait en Israël à la fin du mois de mai.

S’il avait promis ce déménagement pendant sa campagne, il avait semblé prendre ses distances sur le sujet peu de temps après avoir pris ses fonctions.

Interrogé sur la question par Reuters, Trump est resté discret.

« Réinterrogez-moi dans un mois », a-t-il dit à l’agence de presse.

Trump a également semblé exprimer sa frustration devant le fait qu’Israéliens et Palestiniens continuent à ne pas trouver un accord de paix, affirmant que rien ne justifie la persistance du conflit.

« Je veux voir la paix entre Israël et les Palestiniens », a-t-il déclaré. « Il n’y a aucune raison qu’il n’y ait pas la paix entre Israël et les Palestiniens – absolument aucune. »

Trump a indiqué à plusieurs occasions qu’il oeuvrerait à négocier un accord pour mettre un terme au conflit vieux de plusieurs décennies, citant son sens des affaires et ajoutant que la paix serait la « transaction ultime ».

Il devrait rencontrer le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas à Washington au début du mois prochain.

Trump a promis durant sa campagne de relocaliser l’ambassade mais doit encore mener à bien cette tâche, l’excitation initiale en Israël ayant cédé le pas lorsque l’administration américaine a fait savoir qu’elle commençait seulement à explorer la question.

A la suite de rencontres avec des leaders arabes depuis sa prise de fonction à la Maison Blanche – et en particulier avec le roi de Jordanie Abdallah II – Trump avait indiqué qu’il souhaiterait que cette initiative se réalise mais qu’il ne la mènerait pas immédiatement à terme.

La visite de Trump, le mois prochain – le 22 et le 23 mai selon les responsables israéliens – coïncidera avec la Journée de Jérusalem, qui marquera le 50ème anniversaire de la capture par Israël de Jérusalem-est et de l’unification de la ville qui en a suivi.

Ron DeSantis, représentant républicain de la Floride, en conférence de presse à Jérusalem, le 5 mars 2017. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Ron DeSantis, représentant républicain de la Floride, en conférence de presse à Jérusalem, le 5 mars 2017. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

« Y a-t-il un meilleur moment pour annoncer la relocalisation de l’ambassade américaine à Jérusalem que lorsque vous vous trouvez dans la ville là-bas, célébrant aux côtés de vos amis israéliens ce très important 50ème anniversaire de la libération de Jérusalem ? » a indiqué DeSantis.

Le voyage aura également lieu une semaine avant l’expiration d’une dispense signée par le prédécesseur de Trump, Barack Obama, repoussant la relocalisation de l’ambassade pour des raisons sécuritaires. Trump devra décider à ce moment-là même s’il reporte encore cette initiative de six mois ou s’il procède au déménagement de l’ambassade.

Le Congrès a adopté une loi en 1995 décidant de la relocalisation de l’ambassade à Jérusalem, mais donnant la possibilité au président de créer des dispenses de six mois pour des raisons sécuritaires. Depuis, chaque président – dont les prédecesseurs de Barack Obama, George W. Bush et Bill Clinton – ont signé ce report tous les six mois.

L'ambassade américaine à Tel Aviv. (Crédit : Ori~/Wikimedia Commons/File)
L’ambassade américaine à Tel Aviv. (Crédit : Ori~/Wikimedia Commons/File)

La relocalisation de l’ambassade serait un geste très symbolique, Israël considérant qu’elle viendrait confirmer que la ville est sa capitale. Les Palestiniens et le monde arabe y sont pour leur part fortement opposés.

David Friedman, choisi par Trump pour servir au poste d’ambassadeur américain en Israël, s’est également exprimé avec fermeté en faveur du déménagement de l’ambassade par le président, disant lors de l’annonce de sa nomination qu’il désirait exercer sa mission depuis Jérusalem.

Friedman devrait arriver à Jérusalem le 15 mai et présenter sa lettre de créance au président Reuven Rivlin au mois de juin.

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