Israël en guerre - Jour 290

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Tsahal bombarde des sites de l’armée syrienne qui ont violé l’accord de désengagement de 1974

Des chars ont tiré sur des structures situées dans la partie syrienne du plateau du Golan ; l'armée tient son homologue syrien pour responsable de tout ce qui se passe sur son territoire

Emanuel Fabian est le correspondant militaire du Times of Israël.

Un char de l'armée israélienne, à proximité de la frontière avec la Syrie, sur le plateau du Golan, dans le nord d'Israël, le 9 avril 2024. (Crédit : Michael Giladi/Flash90)
Un char de l'armée israélienne, à proximité de la frontière avec la Syrie, sur le plateau du Golan, dans le nord d'Israël, le 9 avril 2024. (Crédit : Michael Giladi/Flash90)

Fait rare, l’armée israélienne a annoncé mercredi que ses chars et son artillerie avaient bombardé des sites de l’armée syrienne dans le sud de la Syrie qui avaient violé un accord de désengagement entre les deux pays.

Selon Tsahal, les structures érigées dans la partie syrienne du plateau du Golan constituaient une violation de l’accord de désengagement signé en 1974 entre Israël et la Syrie, qui concluait la Guerre de Kippour.

« Tsahal considère que l’armée syrienne est responsable de tout ce qui se passe sur son territoire et n’acceptera aucune tentative de violation de l’accord de désengagement », a ajouté l’armée.

Ces dernières années, Israël a détruit plusieurs positions syriennes construites à l’intérieur de la zone démilitarisée entre les deux pays sur le plateau du Golan.

En septembre dernier, Israël a également tiré des obus sur des structures qui, selon lui, violaient l’accord de désengagement.

Le bombardement de mercredi s’est déroulé dans un contexte de tensions à la frontière nord d’Israël, où le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah mène des attaques quotidiennes depuis le 8 octobre, affirmant qu’il le fait pour soutenir Gaza dans le cadre de la guerre contre le groupe terroriste palestinien du Hamas qui s’y déroule.

Le Hezbollah, soutenu par l’Iran, a tiré des barrages de roquettes sur des communautés et des bases militaires du nord du pays. Mardi, deux civils ont été tués sur le plateau du Golan par une roquette du Hezbollah.

Israël a riposté aux attaques en visant les positions du groupe terroriste chiite libanais et aurait bombardé des sites connexes en Syrie. Des roquettes ont également été tirées sur Israël depuis le territoire syrien. La Syrie est alliée à l’Iran et à son mandataire, le Hezbollah.

Mardi matin, à l’aube, l’agence de presse officielle syrienne SANA a affirmé qu’Israël avait lancé une attaque aérienne sur un site situé à proximité de Baniyas, dans le nord de la Syrie, qui aurait entraîné des pertes matérielles. Les médias locaux ont affirmé que la cible était liée à l’Iran.

Le ministère syrien de la Défense a déclaré par la suite qu’il n’y avait pas eu de victimes dans cette attaque près de la ville côtière de la Méditerranée.

La guerre de Gaza a éclaté lorsque quelque 3 000 terroristes dirigés par le Hamas ont pris d’assaut le sud d’Israël le 7 octobre, tuant près de 1 200 personnes, principalement des civils, tout en prenant 251 otages de tous âges, en commettant de nombreuses atrocités et en utilisant la violence sexuelle comme arme à grande échelle.

En réponse à ce pogrom, Israël qui a juré d’anéantir le Hamas, de mettre fin à son règne de seize ans, et de faire libérer tous les otages a lancé une opération aérienne suivie d’une incursion terrestre dans la bande de Gaza, qui a commencé le 27 octobre.

En règle générale, Tsahal ne commente pas les frappes spécifiques en Syrie, bien qu’elle ait admis avoir effectué des centaines d’opérations contre des groupes terroristes soutenus par l’Iran qui tentaient de prendre pied dans le pays au cours des dix dernières années.

L’armée israélienne affirme qu’elle attaque les cargaisons d’armes destinées à ces groupes terroristes, dont le principal est le Hezbollah. En outre, les frappes aériennes attribuées à Israël ont visé à de multiples reprises les systèmes de défense aérienne syriens.

Par le passé, des frappes sur des zones proches de la frontière israélienne, sur le plateau du Golan, ont visé des individus soupçonnés de préparer des attaques contre Israël ou d’être en train de les perpétrer.

Israël a accusé à maintes reprises l’armée syrienne d’aider activement le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah dans la région.

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