Rechercher

Tsahal détruit à nouveau la maison du tueur d’un soldat après sa reconstruction

Tsahal avait déjà détruit la maison de la famille d'Islam Yousef Abu Hamid dans le camp de réfugié al-Amari à Ramallah, en décembre 2018

L'armée israélienne démolit la maison reconstruite d'un terroriste palestinien dans le camp de réfugié d'al-Amari à proximité de Ramallah le 24 octobre 2019. (Tsahal)
L'armée israélienne démolit la maison reconstruite d'un terroriste palestinien dans le camp de réfugié d'al-Amari à proximité de Ramallah le 24 octobre 2019. (Tsahal)

Les forces de sécurité israéliennes ont de nouveau jeudi matin démoli la maison d’un Palestinien condamné pour le meurtre d’un soldat israélien en Cisjordanie plus tôt cette année, après que la maison avait été détruite.

Tsahal avait déjà détruit la maison de la famille d’Islam Yousef Abu Hamid dans le camp de réfugié al-Amari à Ramallah, en décembre 2018.

« Récemment, Tsahal a remarqué qu’une reconstruction avait lieu sur place », a déclaré l’armée dans un communiqué.

La reconstruction de la maison avait été financée par l’Autorité palestinienne.

L’armée israélienne démolit la maison reconstruite d’un terroriste palestinien dans le camp de réfugié d’al-Amari à proximité de Ramallah le 24 octobre 2019. (Tsahal)

Les soldats israéliens, avec l’aide de la police des frontières et de l’Administration civile du ministère de la Défense, sont revenus à al-Amari et ont détruit la nouvelle structure.

« Lors des opérations de démolition, un nombre d’émeutes violents ont déclaré alors que des dizaines de Palestiniens ont lancé des pierres et de cocktails Molotov aux soldats, qui ont répondu avec des armes de dispersion d’émeutes », a déclaré l’armée.

Selon des médias palestiniens, les soldats ont tiré du gaz lacrymogène sur les émeutiers. Aucun soldat israélien n’a été blessé dans l’incident.

L’armée israélienne démolit la maison reconstruite d’un terroriste palestinien dans le camp de réfugié d’al-Amari à proximité de Ramallah le 24 octobre 2019. (Tsahal)

Lors de la démolition, des soldats ont arrêté un certain membres suspectés du Hamas, a déclaré l’armée.

L’armée a dit qu’elle continuerait à surveiller les sites des maisons qu’elle démolit pour s’assurer qu’elles ne soient pas reconstruites.

Israël a pour politique de démolir des maisons des Palestiniens qui sont responsables d’attaques mortelles contre des Israéliens, affirmant que c’est une forme de dissuasion. Les critiques dénoncent cela comme une forme de punition collective qui met des familles à la rue et entraîne encore plus de violence.

Ronen Lubarsky, un soldat de l’armée israélienne de l’unité de Duvdevan, décédé le 26 mai 2018 après avoir été grièvement blessé par une plaque lancée deux jours plus tôt, tombée sur sa tête (Autorisation)

En juillet, un tribunal militaire israélien a condamné Abu Hamid à la prison à vie assortie d’une peine de huit mois pour le meurtre du sergent Ronen Lubarsky en lui jetant un bloc de marbre sur la tête depuis la troisième étage d’un immeuble. Abu Hamid a également été condamné à verser à la famille de la victime 258 000 shekels (65 000 euros).

Le soldat de 20 ans, membre de forces spéciales, a été attaqué lors d’une opération d’arrestation dans le camp de réfugié d’al-Amari à Ramallah le 24 mai 2018. Il est décédé des suites de ses blessures, deux jours plus tard.

Tsahal a déclaré que les soldat étaient en mission pour arrêter des membres d’une cellule terroriste qui menait des attaques à l’arme à feux.

Abu Hamid avait été incarcéré dans une prison israélienne de 2004 à 2009 pour des activités terroristes commises au nom du groupe terroriste du Hamas.

Après la démolition de décembre 2018 de la maison de la famille, Mahmoud Al-Aloul, le vice-président du parti du Fatah, avait déclaré que l’Autorité palestinienne allait financer la reconstruction.

La famille d’Hamid avait demandé à la Cour suprême d’annuler l’ordre de démolition de Tsahal puisqu’à l’époque, leur fils n’avait pas été condamné pour le meurtre de Lubarsky, affirmant également que la démolition du bâtiment entier entraînerait une sanction disproportionnées envers les autres occupants qui n’étaient pas impliqués dans l’attaque. La famille a déclaré que Tsahal procédait à la démolition du bâtiment intégral sur la demande de la famille Lubarsky.

Dans la décision unanime, le tribunal avait reconnu que la démolition de l’ensemble du bâtiment impacterait injustement certains résidents, mais a déclaré que les considérations sécuritaires d’Israël et le besoin d’établir une politique de dissuasion contre des futures attaques « ne justifiait pas de réduire l’ampleur de l’ordre de démolition ».

En septembre dernier, la famille Hamid avait été informé que Tsahal avait l’intention de démolir les quatre étages du bâtiment, pas seulement les deux étages qui avaient auparavant été annoncés.

Tsahal a souligné que la maison avait été bâtie sur une parcelle où un bâtiment avait auparavant été démoli dans les années 1990, à la suite d’une attaque par le frère d’Hamid. A l’époque, la famille avait reçu l’ordre de ne pas reconstruire la structure.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...