Tsahal nie avoir demandé à la police de disperser une manifestation à Tel Aviv
Selon Haaretz, le représentant du Commandement du Front intérieur n'a pas pris part à la décision de la police de disperser la foule et aurait même refusé de l'approuver officiellement
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Des responsables militaires auraient déclaré dimanche qu’ils n’avaient joué aucun rôle dans l’ordre de dispersion musclée de la manifestation anti-guerre de samedi soir à Tel Aviv, bien que la police insiste sur le fait que la manifestation a été dispersée avec le soutien de l’armée.
Dans des propos rapportés par le journal Haaretz, plusieurs sources de Tsahal ont réfuté les allégations de la police selon lesquelles les agents n’auraient dispersé le rassemblement sur la Place Habima qu’après avoir reçu l’aval d’un responsable du Commandement du Front intérieur présent sur les lieux.
Samedi soir, la police avait déclaré dans un communiqué que les forces de l’ordre avaient commencé à disperser les manifestants à la suite d’une « évaluation de la situation avec un représentant du Commandement du Front intérieur », au cours de laquelle il avait été déterminé que la manifestation représentait « un danger concret pour la vie humaine ».
Selon l’article, le représentant du Commandement du Front intérieur présent sur place n’a pas pris part à la décision de la police de disperser la foule et aurait même refusé de l’approuver officiellement.
Ce responsable se serait uniquement prononcé sur des questions de sécurité, notamment pour s’assurer que les manifestants reçoivent un avertissement avant les tirs de missiles et puissent se mettre à l’abri lors du déclenchement des sirènes d’alerte.
Des sources anonymes ont par ailleurs exprimé leur frustration auprès du média, estimant que la police « applique de manière sélective » les directives de l’armée, en réprimant les manifestations tout en autorisant d’autres rassemblements publics, y compris religieux, à se dérouler sans interruption.
Les juges de la Haute Cour ont exprimé un sentiment similaire dans une ordonnance provisoire rendue samedi soir, qualifiant cette disparité manifeste de « difficile à concilier ».
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