Turquie : l’opposition accuse le gouvernement de livrer des armes en Syrie
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Turquie : l’opposition accuse le gouvernement de livrer des armes en Syrie

Kemal Kiliçdaroglu a promis de renforcer la sécurité si son parti gagnait les prochaines élections législatives

Kemal Kiliçdaroglu (Crédit : Capture d'écran YouTube)
Kemal Kiliçdaroglu (Crédit : Capture d'écran YouTube)

Le dirigeant de l’opposition turque Kemal Kiliçdaroglu a accusé mercredi le gouvernement de livrer des armes aux rebelles islamistes en Syrie, promettant de bloquer hermétiquement la frontière à ce trafic s’il arrive au pouvoir.

La Turquie est sous le feu des critiques, accusée d’avoir livré des armes aux rebelles islamistes en guerre contre le régime de Bachar al-Assad, des accusations que nie farouchement Ankara.

« Il y a des vidéos qui montrent comment les caisses ont été ouvertes dans les camions et des images des bombes », a affirmé Kiliçdaroglu, du parti républicain du peuple (CHP, centre gauche) dans une interview au journal Hürriyet.

« Il n’y a rien à cacher là », a-t-il poursuivi.

Kiliçdaroglu a promis de renforcer la sécurité à la frontière turco-syrienne si son parti, en deuxième position derrière l’AKP au pouvoir selon les derniers sondages, gagnait les élections législatives du 7 juin.

« Avec le CHP au pouvoir, la frontière reviendra à ce qu’elle était auparavant, et nous assurerons la sécurité de la frontière », a-t-il assuré.

Ses propos interviennent alors que la polémique enfle autour de l’arrestation de dizaines de militaires, policiers et magistrats accusés d’avoir stoppé et fouillé, début 2014, des véhicules qui appartiendraient à l’Agence de renseignement nationale, les services secrets (MIT).

Une série de documents avaient alors circulé sur internet affirmant que les véhicules étaient soupçonnés de livrer des armes aux rebelles islamistes syriens.

« Nous n’autoriserons pas le franchissement illégal des frontières », a affirmé Kiliçdaroglu. « Et les camions du MIT ne feront pas d’aller-retours ».

Dans une rare référence publique à l’affaire, le président Recep Tayyip Erdogan a déclaré dimanche lors d’une réunion électorale que la fouille des camions avait été une « trahison ».

Les questions de politique étrangère occupent une place importante dans la campagne législative, certains responsables du CHP affirmant qu’Ankara va intervenir en Syrie. Le gouvernement a fait fi de ces allégations en les qualifiant de « mensonges ».

Certains affirment également que la Turquie et son proche allié, le Qatar, auraient livré des armes aux rebelles islamistes liés à Al-Qaïda pour les aider à reprendre la région d’Idlib des mains de l’armée de Bachar al-Assad le mois dernier.

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