TV palestinienne aux enfants : Il « n’y a aucune alternative autre » que le retour
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TV palestinienne aux enfants : Il « n’y a aucune alternative autre » que le retour

Une publicité préparée pour les commémorations de la "Nakba" disent que "notre retour est certain, et Jérusalem est la capitale éternelle de notre Etat"

Capture d'écran d'une vidéo diffusée par l'Autorité palestinienne prônant le "droit au retour" à l'occasion de la commémoration de la  Naqba, en 2018 (Capture d'écran : YouTube)
Capture d'écran d'une vidéo diffusée par l'Autorité palestinienne prônant le "droit au retour" à l'occasion de la commémoration de la Naqba, en 2018 (Capture d'écran : YouTube)

Un clip à destination des enfants diffusée par la télévision de l’Autorité palestinienne dans le cadre des commémorations annuelles de la « Nakba » – ou catastrophe – de la fondation d’Israël jure de « revenir » sur les terres qui font aujourd’hui partie de l’Etat d’Israël.

Dans la vidéo, la main d’une personne âgée est aperçue en train de donner les clés d’une vieille maison à celle d’un enfant. Un titre déclare alors : « De génération en génération, il n’y a pas d’alternative au retour ».

En arrière-fond, un chanteur dit : « Nous allons revenir même si le temps passe et que les distances deviennent plus grandes entre nous ».

Le mont du Temple de Jérusalem et la mosquée Al-Aqsa apparaissent ensuite et un narrateur dit : « Notre retour est certain et Jérusalem est la capitale éternelle de notre état ».

Cette publicité a été diffusée à de multiples reprises sur la télévision officielle de l’AP depuis le 10 mai et elle a été traduite par l’ONG de veille des médias palestiniens, Palestinian Media Watch.

Cela fait longtemps qu’Israël insiste sur le fait que le « droit au retour » des réfugiés palestiniens – tel qu’il est défini par ces derniers – est un mauvais départ dans le cadre des négociations de paix.

Les Nations unies ont catégorisé les réfugiés comme étant non seulement les Palestiniens déplacés ou expulsés de leurs habitations en 1947 et 1948 mais également tous leurs descendants. Aucune autre population de réfugiés n’est traitée comme tel et le nombre de réfugiés palestiniens continue donc à croître chaque année, se chiffrant dorénavant en millions, alors que le nombre de réfugiés dans le monde ne cesse de diminuer.

En conséquence, accepter le « droit au retour » signifierait que près d’une dizaine de millions de Palestiniens obtiendraient l’autorisation d’entrer en Israël, mettant un terme à la majorité juive du pays.

Au cours des six dernières semaines, des dizaines de milliers de Gazaouis, encouragés par le groupe terroriste du Hamas qui gouverne la bande de Gaza, ont organisé de très violentes manifestations dans le cadre d’une « marche du retour » à la frontière. Certains émeutiers ont tenté d’endommager et de casser la clôture de sécurité et d’infiltrer Israël, tandis que d’autres ont jeté des cocktails Molotov et des bombes et brûlé des pneus.

Ces affrontements ont connu leur apogée lundi dernier, date correspondant à l’ouverture de l’ambassade américaine à Jérusalem. Les forces israéliennes ont tué plus de 60 Palestiniens, selon le ministère de la Santé dirigé par le groupe terroriste palestinien du Hamas.

Les leaders israéliens disent depuis longtemps que l’absence de volonté des chefs palestiniens d’accepter véritablement un état juif majoritaire dans des terres que les Arabes avaient revendiqué dans le passé était le principal obstacle à la paix.

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