Un accord sur le nucléaire iranien possible sous conditions – Officiel israélien
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Un accord sur le nucléaire iranien possible sous conditions – Officiel israélien

Selon un responsable, le chef d'état-major Aviv Kohavi dira aujourd'hui à son homologue français qu'il doit y avoir un accord qui empêche l'Iran de se doter de l'arme atomique

Le chef d'état-major israélien Aviv Kohavi, le président israélien Reuven Rivlin et le président allemand Frank-Walter Steinmeier, à Berlin, le 16 mars 2021. (Crédit : Amos Ben Gershom / GPO)
Le chef d'état-major israélien Aviv Kohavi, le président israélien Reuven Rivlin et le président allemand Frank-Walter Steinmeier, à Berlin, le 16 mars 2021. (Crédit : Amos Ben Gershom / GPO)

L’armée israélienne n’est pas opposée à un nouvel accord sur le nucléaire iranien mais celui-ci doit rendre « pratiquement impossible » pour l’Iran l’objectif de se doter de l’arme atomique, dira jeudi son chef à de hauts responsables militaires français, a appris l’AFP.

Le président israélien Reuven Rivlin et le N.1 de l’armée israélienne Aviv Kohavi ont amorcé mardi en Allemagne une tournée en Europe qui doit se conclure jeudi avec des entretiens à Paris avec le président français Emmanuel Macron et des hauts responsables militaires français, à propos notamment du dossier iranien, a déclaré à l’AFP un haut responsable militaire israélien requérant l’anonymat.

« Le chef d’état-major (Kohavi) dira à son homologue français qu’il doit y avoir un accord avec l’Iran mais que l’armée israélienne veut que cet accord rende pratiquement impossible pour l’Iran d’obtenir l’arme nucléaire et que les restrictions imposées (à l’Iran) n’aient pas de limites temporelles », a ajouté le haut responsable, nuançant ainsi des propos récents du général.

Fin janvier, M. Kohavi avait déclaré que « tout accord qui ressemble à l’accord de 2015 (conclu à Genève sur le nucléaire iranien) est une mauvaise chose » ce qui avait été compris par plusieurs comme un rejet de pourparlers sur le nucléaire iranien.

Sous l’administration de Donald Trump, les États-Unis ont quitté l’accord en 2018 et lancé une campagne de « pression maximale » en rétablissant, puis intensifiant, les sanctions américaines contre Téhéran, accusé de chercher à se doter de l’arme atomique sous couvert de programme nucléaire civil.

Depuis, Téhéran, qui dément avoir de telles intentions, a affirmé avoir repris ses activités d’enrichissement de l’uranium à hauteur de 20 % et le nouveau président Joe Biden a ouvert la voie à des pourparlers pour un nouvel accord sur le nucléaire iranien.

Outre l’Iran, les responsables israéliens discuteront à Paris de la situation au Liban voisin, pays en plein effondrement économique, ce qui n’a pas empêché le mouvement chiite terroriste du Hezbollah de « continuer à fabriquer des missiles de précision » selon l’armée israélienne. 

La décision de la procureure de la Cour pénale internationale (CPI) d’ouvrir une enquête sur de possibles « crimes de guerre » commis par l’armée israélienne dans les Territoires palestiniens, doit aussi être discutée à Paris.  

Les Palestiniens avaient salué cette décision, qualifiée de « politique » par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu qui avait affirmé que son pays « prenait toutes les précautions pour minimiser les pertes civiles » dans sa lutte contre le « terrorisme ».  

À ce propos, le chef de l’armée israélienne aura un message clair aux Français : « La menace à laquelle nous faisons face est aussi une menace à laquelle feront face les soldats, les commandants et les troupes des autres armées occidentales (…) », a indiqué ce haut responsable militaire.

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