Un adolescent tué dans les émeutes à Gaza, selon le Hamas
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Un adolescent tué dans les émeutes à Gaza, selon le Hamas

Les manifestants ont brûlé des pneus, lancé des pierres, des engins explosifs et ont tenté de forcer la barrière de sécurité

Des émeutiers palestiniens brûlent des pneus lors d’une manifestation à proximité de la frontière le long de la frontière avec Israël, à l’est de la bande de Gaza, le 22 février 2019. (Crédit : MAHMUD HAMS / AFP)
Des émeutiers palestiniens brûlent des pneus lors d’une manifestation à proximité de la frontière le long de la frontière avec Israël, à l’est de la bande de Gaza, le 22 février 2019. (Crédit : MAHMUD HAMS / AFP)

Vendredi, des officiels du Hamas ont déclaré qu’un adolescent de 15 ans avait été tué et qu’au moins 30 autres avaient été blessés par des tirs à balles réelles alors que des milliers de Palestiniens menaient des émeutes le long de la barrière de sécurité de Gaza. Ils ont lancé des pierres et des engins explosifs sur les soldats israéliens et ont essayé de forcer la barrière de sécurité.

Le ministère de la Santé de Gaza contrôlé par le Hamas avait initialement déclaré que l’enfant était âgé de 12 ans, mais l’a ensuite identifié comme étant Yousef al-Dayya, âgé de 15 ans. Ils ont affirmé qu’il avait été touché à la poitrine par une balle et qu’il était ensuite décédé à cause de ses blessures.

Des milliers de Palestiniens ont mené des émeutes à la frontière de Gaza dans le cadre des manifestations hebdomadaires. Ils ont brûlé des pneus et lancé des pierres et des engins explosifs sur les soldats israéliens qui ont répondu avec du gaz lacrymogène et des tirs à balles réelles.

Il n’y a pas eu d’informations au sujet d’éventuels blessés du côté israélien.

Les affrontements sont intervenus après une semaine de violence le long de la frontière de Gaza.

Jeudi, un drone israélien a ouvert le feu sur une moto qui avait été utilisée par des Palestiniens pour lancer des engins incendiaires depuis le sud de la bande de Gaza vers le sud d’Israël, selon des médias palestiniens.

L’armée israélienne a refusé de commenter cette information.

Selon l’agence de presse Shehab affiliée au Hamas, le drone israélien a tiré sur une moto à l’est de la ville de Rafah dans le sud de Gaza. Il n’y aurait eu aucun blessé.

L’information de la frappe aérienne de jeudi est intervenue dans le contexte d’une récente recrudescence des attaques incendiaires transfrontalières par des Palestiniens dans le bande de Gaza.

Mercredi, au moins trois ballons incendiaires ont été lancés depuis la bande de Gaza. Ils sont tombés en Israël ou ont explosé en chemin, selon un conseil local israélien situé à proximité de la bane de Gaza.

Mercredi après-midi, plusieurs ballons attachés et transportant un modèle en carton d’un drone sont tombés dans un champ de la région d’Eshkol, a déclaré le porte-parole du conseil local. Il s’agit d’un des engins volants les plus importants à parvenir en Israël en provenance du territoire palestinien depuis des mois.

Plusieurs ballons attachés et transportant un modèle en carton d’un drone sont tombés dans un champ de la région d’Eshkol, le 20 février 2019 (Sécurité Eshkol).

Peu de temps auparavant, un autre ballon avec des engins explosifs avait été trouvé dans un champ agricole dans la région d’Eshkol, qui borde Gaza, selon les autorités locales.

Mercredi également, un ballon de Gaza a explosé en l’air. On ne sait pas précisément ce qui a causé l’explosion de l’engin, mais il semble qu’il s’agissait plus d’un engin explosif que d’un ballon, puisque la détonation a été entendue par des travailleurs agricoles situés à proximité.

En riposte, un avion israélien a tiré sur un groupe de Palestiniens qui lançait les engins explosifs, a déclaré l’armée israélienne mercredi soir. Tsahal a déclaré que la cible était un site du Hamas d’où les engins explosifs étaient lancés.

Aucun blessé n’a été signalé dans les frappes qui ont touché l’est du camp de réfugiés d’el-Bureji au centre de Gaza.

Un ballon transportant un engin explosif suspect lancé depuis la bande de Gaza tombe dans le sud d’Israël, le 20 février 2019. (Sécurité Eshkol)

La recrudescence de ballons incendiaires a suivi un autre lancement de ballon qui a entraîné le premier incendie de broussailles dans le sud d’Israël depuis des mois.

Les flammes ont brûlé des prairies dans une zone boisée autour de la communauté du kibboutz de Kissufim dans la région d’Eshkol.

En outre, un préservatif rempli d’hélium avec un engin explosif qui y était attaché a été découvert autour d’une autre communauté dans la région d’Eshkol.

Des pairies brûlées dans un incendie déclenché par un ballon transport un engin incendaire lancé depuis Gaza, le 19 février 2019 (Pompiers)

Les attaques aux ballons de mardi ont eu lieu alors que des dizaines de Palestiniens participaient à des émeutes le long de la frontière nord de la bande de Gaza, non loin du Kibboutz Zikim, a déclaré l’armée.

Les manifestants ont brûlé des pneus, lancé des pierres sur les soldats et s’en sont pris à la barrière de sécurité. Des émeutiers ont même tenté de lancer un engin explosif de l’autre côté de la frontière, mais il n’a pas réussi à passer la barrière et est tombé dans Gaza, a déclaré l’armée.

Des soldats israéliens ont répondu avec du gaz lacrymogène et, dans certains cas, avec des balles réelles.

Selon le ministère de la Santé de Gaza géré par le Hamas, 20 personnes ont été blessées au cours des affrontements.

Lundi soir, des Palestiniens dans le bande de Gaza ont également mené des émeutes le long de la frontière avec Israël, lançant des dizaines d’engins explosifs contre la barrière de sécurité et en répandant la fausse rumeur d’attaques aux mortiers.

Au moins sept Palestiniens ont blessés par des tirs israéliens dans les affrontements de lundi, selon le ministère de la santé de la bande de Gaza.

Les affrontements nocturnes de lundi sont intervenus un jour après qu’un soldat israélien a été modérément blessé dans d’autres affrontements le long de la frontière nord de Gaza et deux jours après une attaque qui a légèrement blessé un agent de la police aux frontières, a déclaré l’armée.

Des Palestiniens tentent de franchir la barrière de sécurité le long de la frontière entre Israël et la bande de Gaza, lors des affrontements à l’est de Gaza ville, le 15 février 2019. (Said Khatib/AFP)

Tsahal pense que le Hamas ou le Jihad islamique palestinien soutenu par l’Iran, le deuxième groupe terroriste le plus important de Gaza, pourrait tenter d’entraîner Israël dans une guerre en menant une attaque le long de la frontière – un attaque de missile anti-tank, une ambuscade à partir d’un tunnel inconnu, ou une attaque du genre afin de marquer les esprits.

Aviv Kohavi, le chef de l’armée israélienne, qui a commencé son mandat le mois dernier, a ordonné que l’armée mette à jour ses plans pour combattre dans la bande de Gaza. Le Hamas, un groupe terroriste qui a pris le contrôle de Gaza en 2007, cherche ouvertement à détuire Israël.

Depuis le mois dernier, la frontière de Gaza a été le théâtre d’affrontements hebdomadaires de grande ampleur les vendredis, et des manifestations moins importantes le long de la frontière nord de Gaza les mardis. Il y a également des épisodes de flambée de violence entre l’armée israélienne et des organisations terroristes palestiniennes.

Depuis les derniers mois, l’Egypte, le coordinateur spécial des Nations unies pour le processus de paix au Moyen-Orient Nikolay Mladenov et le Qatar ont œuvré pour ramener le calme à Gaza et empêcher des flambées de violence entre Israël et des groupes terroristes dans la bande.

Israël a demandé un arrêt des manifestations violentes le long de la frontière dans tout accord de cessez-le-feu.

Plus tôt ce mois, Israël a annoncé qu’il avait commencé la phase finale de la construction d’une barrière électrifiée haute d’environ 6 mètres qui entourera complètement la bande de Gaza.

La barrière s’étendra sur 65 kilomètres autour de l’enclave et se dresse au sommet d’un mur souterrain en béton qu’Israël construit autour de Gaza pour empêcher des groupes terroristes de creuser des tunnels d’attaque.

Judah Ari Gross a contribué à cet article.

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