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Un agent du Hamas tué était le frère du kidnappeur d’un soldat assassiné

Le frère d'Ahmad Zahran, tué par les soldats en début de semaine en Cisjordanie, avait été impliqué dans l'enlèvement et dans le meurtre de Nachshon Wachsman, en 2014

Ahmad Zahran, tué lors d'un échange de coups de feu avec les soldats israéliens près de Bidu, le 25 septembre 2021. (Autorisation)
Ahmad Zahran, tué lors d'un échange de coups de feu avec les soldats israéliens près de Bidu, le 25 septembre 2021. (Autorisation)

Un homme armé palestinien mort lors d’un échange de coups de feu avec les soldats israéliens en début de semaine en Cisjordanie, était le frère de l’un des membres du Hamas impliqués dans l’enlèvement et dans le meurtre de Nachshon Wachsman, un soldat israélien.

Zahran Zahran, le frère d’Ahmad Zahran, avait été tué par les forces de sécurité – il aurait été victime d’une valise piégée – après avoir participé à un kidnapping qui avait entraîné une onde de choc dans tout le pays.

Le 9 octobre 1994, Wachsman, 19 ans, soldat au sein de la brigade d’infanterie Golani, avait quitté sa base du nord d’Israël et avait disparu après avoir fait de l’auto-stop au carrefour de Bnei Atarot, dans le centre de l’État juif.

Deux jours après sa disparition, les terroristes du Hamas qui l’avaient capturé avaient diffusé une vidéo exigeant la remise en liberté de centaines de détenus palestiniens en échange de sa libération. Si Israël ne se pliait pas à ces exigences, avait averti le groupe, Wachsman serait exécuté le vendredi suivant à 20 heures.

S’exprimant dans la vidéo, Wachsman avait affirmé : « Le Hamas m’a capturé, ils veulent la libération de leurs prisonniers. Si leurs prisonniers ne sont pas libérés, ils vont me tuer. Je vous demande de faire tout ce qui sera en votre pouvoir pour me permettre de sortir d’ici en vie. »

À ses parents, il avait déclaré : « J’espère vous revoir. »

Nachson Wachsman, soldat israélien capturé par le Hamas, dans une vidéo publiée par le groupe terroriste avant sa mort lors d’une tentative de libération qui a échoué en octobre 1994. (Capture d’écran)

Une équipe de l’unité des forces spéciales Sayeret Matkal avait tenté de secourir Wachsman dans le village palestinien du nord de Jérusalem dans lequel il était détenu, mais ses kidnappeurs du Hamas l’avaient abattu alors que les militaires approchaient de la zone.

En plus de son frère, le grand-père d’Ahmad Zahran, Musa, est mort pendant la guerre d’Indépendance de 1948 et son oncle Muhammad a été tué lors de la guerre des Six jours, a fait savoir Haaretz jeudi.

Ahmad Zahran, 31 ans, a été tué aux côtés de deux autres agents du Hamas pendant une opération menée par les forces de sécurité israéliennes dans les villages palestiniens de Bidu et de Beit Anan, près de Ramallah, dans la nuit de samedi à dimanche. Selon l’armée, les terroristes ont ouvert le feu sur les troupes israéliennes, initiant une fusillade. Les trois hommes avaient prévu de commettre un attentat imminent contre Israël, a annoncé Tsahal.

Zahran vivait à Bidu et, selon les médias affiliés au Hamas, il était un important commandant de terrain de l’aile militaire de l’organisation terroriste. Il avait passé six années dans les prisons palestiniennes pour des délits liés au terrorisme. Il était sorti de prison il y a seulement sept mois, après avoir purgé une peine de trois ans.

La mère de Zahran a indiqué au site d’information Zafa que « celle qui a envoyé les Juifs vers mes fils et vers moi, c’est l’Autorité palestinienne », affirmant que l’armée était parvenue à retrouver la trace de son fils par le biais de la coordination sécuritaire avec l’AP.

Haaretz a noté que l’armée avait mené des opérations de surveillance à un poste de contrôle voisin dans les semaines qui ont précédé l’échange de tirs de dimanche, et qu’un drone avait été envoyé pour filmer les images de l’endroit où se cachait le terroriste, dans un bâtiment abandonné situé à cinq kilomètres de Bidu.

Bidu est l’un des neuf villages palestiniens entourés par la barrière de sécurité qui sépare l’État juif de la Cisjordanie, qui a été construite après la Seconde intifada. Le mur sépare les villages de certaines terres agricoles, ce qui a entraîné, pendant sa construction, des mouvements de protestation massifs palestiniens.

Il y a eu une recrudescence, ces derniers mois, des violences en Cisjordanie avec des attaques contre les civils et les soldats israéliens plus fréquentes et des échanges de coups de feu entre soldats israéliens et Palestiniens.

Un homme armé palestinien est mort alors qu’il a ouvert le feu sur des soldats israéliens aux abords de la ville de Jénine, en Cisjordanie, dans la nuit de mercredi à jeudi, a expliqué la police israélienne dans un communiqué jeudi matin.

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