Un Arabe israélien de 19 ans tué dans une rixe ; le suspect arrêté
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Un Arabe israélien de 19 ans tué dans une rixe ; le suspect arrêté

Il s'agit de la quatrième victime des violences dans les communautés arabes israéliennes depuis le début de l'année 2021

Illustration : Drijat, dans le sud d'Israël. (Crédit : Wikimedia Commons/CC-BY SA 3.0 via Amos Meron)
Illustration : Drijat, dans le sud d'Israël. (Crédit : Wikimedia Commons/CC-BY SA 3.0 via Amos Meron)

Un homme de 19 ans a été tué dans une bagarre de masse dans le sud d’Israël, samedi soir.

Un jeune homme de 25 ans résidant à Drijat, où la bagarre a eu lieu, a été arrêté pour le meurtre présumé de Sa’ab Awadalla Abu Hamed.

Selon le radiodiffuseur public Kan, des armes à feu ont été utilisées lors de la bagarre dans le village arabe israélien situé près d’Arad, qui a également vu les participants lancer des pierres.

Selon le quotidien Haaretz, la bagarre a été déclenchée par un conflit foncier entre familles.

Ce meurtre est le quatrième dans les communautés arabes israéliennes depuis le début de l’année 2021.

Les Arabes israéliens déplorent depuis longtemps la vague de crimes violents dans leurs communautés – en 2020, 96 homicides ont été commis dans la population arabe, ce qui représente une hausse de 50 % du taux de meurtres parmi les Arabes israéliens en seulement quatre ans.

Les parlementaires arabes et les organisations de la société civile ont dénoncé à plusieurs reprises le fléau mortel de la violence dans leurs communautés, où les armes à feu et le crime organisé prolifèrent. Ils ont accusé les autorités israéliennes de ne pas avoir réussi à endiguer la vague de violence.

Ces dernières années ont vu une augmentation des meurtres et des crimes commis par armes à feu dans la communauté arabe israélienne. Les dirigeants arabes affirment que la police ignore largement la violence, qui comprend querelles familiales, guerres de territoire de la mafia, violence domestique et crimes d’honneur.

Un certain nombre de manifestations et de grands rassemblements ont été organisés pour protester contre ce que les Israéliens arabes considèrent comme un échec à traiter de manière adéquate la vague de violence criminelle au sein de la communauté.

Seuls 30 % des meurtres présumés dans la communauté arabe israélienne en 2019 – 27 sur 88 – ont été résolus, rapporte le quotidien Haaretz.

Trente-six pour cent des Arabes israéliens éprouvent un sentiment d’insécurité personnelle dans la communauté où ils vivent en raison de la violence, contre 12,8 % chez les Juifs israéliens, selon un rapport de 2019 du Fonds Abraham.

Baladna, une organisation à but non lucratif, a indiqué que les jeunes Israéliens arabes sont les plus susceptibles d’être tués au sein de la communauté – plus de la moitié des personnes assassinées sont âgées de 18 à 34 ans.

Après une série de meurtres en juin dernier, la police avait émis ce communiqué : « La campagne contre la violence dans la communauté ne dépend pas seulement de la police, et seul un changement profond qui vienne de l’intérieur de la communauté arabe israélienne dans l’éducation, la culture et en coopération avec la police, ainsi que la dénonciation de standards non avenus et des mesures proactives de la part des dirigeants conduiront au changement souhaité ».

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