Un Arabe israélien inculpé pour avoir poignardé un rabbin en Cisjordanie
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Un Arabe israélien inculpé pour avoir poignardé un rabbin en Cisjordanie

Abed al-Karim Assi, 19 ans, est accusé d’avoir choisi de cibler Itamar Ben-Gal à cause de sa kippa

Abed al-Karim Assi sur un post Facebook, le 30 décembre 2017 (Capture d'écran : Facebook)
Abed al-Karim Assi sur un post Facebook, le 30 décembre 2017 (Capture d'écran : Facebook)

Un Arabe israélien a été inculpé jeudi du meurtre du rabbin Itamar Ben-Gal, qui a été poignardé à mort lors d’une attaque terroriste dans l’implantation d’Ariel en Cisjordanie le mois dernier. L’acte d’accusation précise que la victime a été choisie parce que son apparence laissait penser que c’était un Juif.

Le 5 février, Abed al-Karim Assi, âgé de 19 ans, aurait attaqué Ben-Gal, 29 ans, à un arrêt d’autobus à l’extérieur d’Ariel. Assi a fui la scène, obligeant les forces de sécurité à mener une chasse à l’homme d’un mois qui s’est terminée par son arrestation la semaine dernière dans la ville palestinienne de Naplouse.

Selon l’acte d’accusation déposé devant le tribunal, Assi a décidé de commettre une attaque terroriste et de tuer des Juifs après avoir eu une altercation avec un soldat de l’armée israélienne à un carrefour à l’extérieur d’Ariel.

Plus tard dans la même journée, Assi aurait acheté deux couteaux de 27 centimètres dans un magasin de Naplouse et serait retourné au même carrefour, où il aurait repéré Ben-Gal à un arrêt de bus et a compris qu’il était juif car il portait une kippa.

Il s’est ensuite précipité sur Ben-Gal et l’a poignardé « avec une grande force » dans la poitrine et l’abdomen, continuant à poursuivre sa victime alors même que celle-ci tentait de s’enfuir. Un chauffeur de passage a remarqué ce qui se passait et a percuté Assi avec sa voiture, l’incitant à fuir la scène de son crime.

Les procureurs ont demandé qu’Assi soit maintenu en détention jusqu’à la fin de la procédure judiciaire contre lui.

Le 18 mars, après plus d’un mois de recherches intensives, les forces de sécurité ont arrêté Assi lors d’un raid matinal à Naplouse, où vit son père. Avant l’attaque, il avait utilisé sa nationalité israélienne pour passer du temps des deux côtés de la Ligne verte, y compris avec sa mère, qui vit à Haïfa.

Dans une déclaration suite à l’arrestation d’Assi, la veuve de Ben-Gal, Miriam, a déclaré : « la vérité est que je ne ressens rien. Cela ne le ramènera pas (Itamar) chez moi … et cela n’empêchera pas un autre terroriste de détruire la vie d’une autre famille. »

Elle a appelé le Premier ministre Benjamin Netanyahu à autoriser la construction de 800 unités de logement dans l’implantation familiale de Har Bracha.

Itamar Ben-Gal, qui a été assassiné par un terroriste palestinien le 5 février 2018, photographié ici avec son épouse Miriam. (Autorisation)

« Ceci est notre consolation et la consolation de tout le peuple d’Israël. Ce sera la vraie réponse au meurtre d’Itamar », a-t-elle conclu.

Des images de la scène de l’attentat ont montré qu’Assi a traversé la route en direction de Ben-Gal, qui se tenait devant un arrêt de bus, et qu’il l’a poignardé. Ben-Gal s’est ensuite enfui dans la rue avec son meurtrier qui le poursuivait.

Les médecins ont essayé de réanimer Ben-Gal, qui a été poignardé à trois reprises dans la poitrine. Il a été emmené à l’hôpital Beilinson à Petah Tikvah, mais a succombé des suites de ses blessures.

Il a été enterré dans un cimetière de l’implantation de Har Bracha où il vivait avec sa famille. Il laisse derrière lui sa femme et ses quatre enfants.

Judah Ari Gross et Jacob Magid ont contribué à cet article.

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