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Un Arabe israélien interpellé, soupçonné d’avoir voulu faire dérailler un train

L’homme, arrêté après la découverte d’un obstacle sur les voies ferrées entre Akko et Karmiel, est entendu par le Shin Bet

Illustration : Voies ferrées près de Karmiel, dans le nord d’Israël, le 8 novembre 2017. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)
Illustration : Voies ferrées près de Karmiel, dans le nord d’Israël, le 8 novembre 2017. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

La police et le Service de sécurité du Shin Bet enquêtent sur ce qui s’apparente à une tentative de déraillement d’un train, dans le nord d’Israël.

Un Arabe israélien a été arrêté et interrogé après la découverte d’un obstacle sur la ligne de chemin de fer entre les villes d’Akko et Karmiel, a annoncé la police.

L’homme, originaire du nord, a été remis au service de sécurité du Shin Bet pour interrogatoire. La police a précisé que l’incident n’avait occasionné ni dégâts ni blessures, puisqu’il s’était produit pendant les fêtes de Rosh HaShana, avec des trains à l’arrêt.

La plupart des informations relatives à cette enquête font l’objet d’un embargo de communication et de diffusion.

Un responsable des chemins de fer israéliens a déclaré à Ynet : « Il ne fait aucun doute qu’on a échappé de peu à un incident grave. »

« Lorsqu’un train qui se déplace à une vitesse de l’ordre de 120 a 140 kilomètres à l’heure heurte un objet, il peut dérailler et les wagons, se retourner », a-t-il déclaré. « C’est impossible à éviter pour le conducteur : il n’y a ni le temps ni l’espace pour s’arrêter. »

Cette affaire est découverte à un moment d’alerte maximale pour les forces de l’ordre, alors que se poursuit la répression contre les groupes terroristes en Cisjordanie, face aux craintes d’attentats à l’occasion des fêtes juives.

Plus tôt lundi, une altercation a eu lieu entre Palestiniens et policiers, dans la Vieille Ville de Jérusalem, au moment où des Juifs visitaient le mont du Temple, en cette période de Nouvel an juif.

Aucun blessé n’a été signalé, mais quatre personnes ont été interpelées.

Capture d’écran d’une vidéo diffusée par la police, le 26 septembre 2022, montrant des feux d’artifice tirés lors d’altercations entre Palestiniens et policiers au mont du Temple, dans la Vieille Ville de Jérusalem. (Capture d’écran Twitter, utilisée conformément à l’article 27a de la Loi sur le droit d’auteur)

Des affrontements ont brutalement éclaté avec les forces de l’ordre à Jérusalem-Est et en Cisjordanie en ces premiers jours de fêtes.

Il y a clairement eu un regain de tensions, ces derniers mois, dans le sillage de l’opération de Tsahal en Cisjordanie, déclenchée suite aux attentats terroristes qui ont endeuillé Israël en début d’année. Les soldats israéliens ont essuyé à plusieurs reprises des tirs lors de raids nocturnes dans la zone.

Des dizaines de Palestiniens ont été tués, faisant de 2022 l’année la plus meurtrière dans ce territoire depuis 2015.

La plupart, mais pas la totalité, des Palestiniens tués, étaient des terroristes ou des émeutiers qui s’en étaient violemment pris à des soldats, en leur jetant des pierres, des bombes incendiaires voire en leur tirant dessus.

Les responsables de la sécurité israélienne ont indiqué, ces derniers mois, que l’Autorité palestinienne, contrôlée par le Fatah, rival du Hamas, perdait le contrôle du nord de la Cisjordanie.

Le Premier ministre Yair Lapid a déclaré plus tôt ce mois-ci que le Shin Bet avait déjoué des centaines d’attaques terroristes cette année.

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