Un élu juif du Labour quitte le parti à cause de l’antisémitisme
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Un élu juif du Labour quitte le parti à cause de l’antisémitisme

Ivan Lewis, accusé d'agression sexuelle, s'en prend à Jeremy Corbyn car il n'est "pas disposé à condamner ceux dont la haine d'Israël devient haine des Juifs"

Le député juif britannique du Labour, Ivan Lewis, prend la parole lors de la conférence annuelle de son parti à Manchester en septembre 2014. (Capture d'écran : YouTube)
Le député juif britannique du Labour, Ivan Lewis, prend la parole lors de la conférence annuelle de son parti à Manchester en septembre 2014. (Capture d'écran : YouTube)

JTA – Un législateur de haut rang du Parti travailliste britannique, qui faisait face à des allégations de harcèlement sexuel, a quitté le parti, invoquant son problème d’antisémitisme.

Ivan Lewis, qui est juif, a démissionné jeudi du Parti travailliste, où il avait occupé le poste de whip en chef – un poste dont les fonctions comprennent l’application de la discipline de coalition lors des votes à la Chambre des communes, la chambre basse du Parlement britannique.

Dans son annonce de démission, M. Lewis a accusé le chef du parti, Jeremy Corbyn, de « ne pas vouloir condamner ceux dont la haine d’Israël devient la haine des juifs » et de se plaindre que le processus disciplinaire contre lui était « sujette à manipulation politique ».

M. Lewis a déclaré qu’il continuerait à siéger au Parlement en tant qu’indépendant, a indiqué The Guardian. Sa démission signifie que le processus disciplinaire entamé par le Parti travailliste suite aux allégations de harcèlement sexuel ne peut plus être poursuivi.

Lewis nie ces allégations.

Le chef du Parti travailliste britannique, Jeremy Corbyn, lors d’un discours aux députés, au dernier jour de la conférence annuelle de leur parti à Liverpool, le 26 septembre 2018 (Crédit : AFP PHOTO / Oli SCARFF)

Dans sa lettre de démission à Corbyn, Lewis écrit que d’autres vont « déterminer si vous êtes antisémites », accusant le dirigeant travailliste et son directeur des communications, Seumas Milne, de ne pas reconnaître « le droit du peuple juif à l’autodétermination dans son propre État ».

Plusieurs politiciens travaillistes de premier plan ont démissionné à cause de la montée en flèche de l’antisémitisme au sein du Parti travailliste depuis 2015.

Cette année-là, Corbyn, un homme politique d’extrême gauche qui a considéré le Hezbollah et le Hamas comme ses amis, a été élu chef du parti. Ses détracteurs affirment qu’il a encouragé ou toléré une culture d’antisémitisme au sein du Parti travailliste. Corbyn a rejeté ces accusations, jurant de mettre à la porte quiconque se livrant à des propos haineux.

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