Un éminent peintre italien dévoile une œuvre illustrant un événement antisémite
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Un éminent peintre italien dévoile une œuvre illustrant un événement antisémite

Giovanni Gasparro met en ligne le "Martyre de Saint Simon de Trente par meurtre rituel juif", qui dépeint plusieurs Juifs se délectant d'extraire le sang du corps d'un enfant

Une partie du tableau “Le Martyre de Saint Simon de Trente par meurtre rituel juif". (Crédit : Giovanni Gasparro/Facebook via JTA)
Une partie du tableau “Le Martyre de Saint Simon de Trente par meurtre rituel juif". (Crédit : Giovanni Gasparro/Facebook via JTA)

JTA – Un peintre bien connu en Italie a dévoilé sur Facebook une peinture à l’huile représentant une accusation antisémite de meurtre rituel.

Giovanni Gasparro a mis en ligne « Le Martyre de Saint Simon de Trente par meurtre rituel juif », qui montre plusieurs hommes et femmes juifs, dont certains sourient, alors qu’ils recueillent le sang du corps d’un enfant terrifié.

L’image, qui mesure 2 mètres sur 1,50 mètre, fait référence à une accusation de meurtre rituel qui a conduit à l’exécution de plusieurs Juifs en 1475 ainsi qu’à de nombreux assassinats antisémites. Elle s’est développée autour de la disparition et de la mort d’un garçon chrétien de Trente nommé Somonino. Il a ensuite été fait saint, et le jour de sa mort, le 24 mars, a été inclus dans le martyrologe romain jusqu’à sa suppression en 1965.

Gadi Luzzatto Voghera, le directeur du Centre de documentation juive contemporaine basé à Milan, a qualifié le tableau dévoilé mardi de « forme d’antisémitisme typique où le Juif est sale, gluant, assoiffé de sang innocent, motivé par une fausse religion ».

Luzzatto Voghera, dans un article d’opinion publié vendredi sur le site web juif italien Moked, a également souligné certaines inexactitudes historiques dans le tableau, notamment le fait que trois des Juifs représentés portent un chapeau de fourrure connu sous le nom de shtreimel.

« Comme le peintre ne le sait manifestement pas, cette coiffe découle directement de la tradition des Hassidim en Ukraine et en Biélorussie au 18e siècle, qui imitaient la noblesse locale en un lieu et à une époque assez éloignés de Trente et de 1475 ».

Giovanni Gasparro, 36 ans, qui est basé à Bari, traite généralement de thèmes chrétiens dans son travail, qui a été honoré par l’Église catholique.

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