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Un enseignant de Tel Aviv condamné pour le viol d’une élève de 12 ans

Yotam Okon plaide coupable dans le cadre d'un accord et versera 200 000 NIS à la victime. L'audience sur la peine aura lieu en avril, les parties n'ayant pas réussi à s'entendre

Yotam Okon (au centre) arrive au tribunal de première instance de Tel Aviv, le 30 décembre 2021. (Capture d'écran/Walla)
Yotam Okon (au centre) arrive au tribunal de première instance de Tel Aviv, le 30 décembre 2021. (Capture d'écran/Walla)

Un ancien professeur de collège de Tel Aviv a été condamné jeudi pour le viol d’une élève de 12 ans.

Yotam Okon a été condamné après avoir reconnu sa culpabilité dans le cadre d’un accord de plaidoyer qui a été arrangé par les procureurs en consultation avec la jeune fille.

Cependant, les deux parties n’ont pas pu se mettre d’accord sur la peine à infliger et le tribunal de première instance de Tel Aviv tiendra une audience sur cette question en avril.

« L’accusé a admis avoir commis des délits sexuels graves et avoir gravement blessé la mineure, qui était son élève », a déclaré l’avocat de la victime, Tami Klenberg-Levy, dans un communiqué. « La famille espère que la sentence reflétera le grave préjudice subi ».

En attendant, le tribunal a ordonné à Okon de verser 200 000 NIS en compensation à sa victime.

Selon le site d’information Walla, Yotam Okon a commis certains de ces délits de manière virtuelle – en obligeant la jeune fille à accomplir des actes sexuels en ligne – tandis que d’autres actes attentant à la pudeur ont été perpétrés en personne.

Yotam Okon lors d’une audience au tribunal de première instance de Tel Aviv, le 4 octobre 2021. (Avshalom Sassoni/Flash90)

Un embargo a empêché la publication de nombreux détails de l’acte d’accusation contre Okon, notamment le nom de l’école.

Selon l’acte d’accusation, Okon a commis des délits sexuels contre un certain nombre de mineurs sur une période de plusieurs mois et a été arrêté en août après que la police a corroboré les témoignages contre lui.

L’histoire a été révélée lorsque la mère d’un élève du collège de Tel Aviv est tombée sur une conversation WhatsApp qu’Okon avait avec sa fille, dans laquelle l’enseignant demandait à l’élève d’accomplir des actes indécents, recevait d’elle des photos explicites et l’invitait à son domicile, a rapporté le site d’information Ynet.

Outre les plaintes qui ont été déposées auprès de la police, plusieurs élèves de l’école se sont manifestés sur TikTok pour raconter comment Okon s’était comporté de manière inappropriée avec eux.

Ces allégations ont été faites en réponse à une vidéo postée sur TikTok par Maya Landau, 17 ans. Elle y déclare : « Le professeur qui m’a réservé un traitement ‘spécial’ en troisième a finalement été arrêté. Si quelqu’un d’autre a vécu quelque chose de similaire avec lui, envoyez-moi un message direct et nous irons ensemble témoigner. »

Illustration d’un délinquant menottes aux poignets. (Crédit : YakobchukOlena / iStock, par Getty Images)

La vidéo de Landau a suscité de nombreuses réponses de jeunes filles corroborant son histoire, notamment l’une d’elles qui a déclaré : « Tout le temps, il attrapait la graisse de mon ventre et commentait que ma chemise était trop courte. Dieu merci, il a été arrêté. »

« J’ai vu beaucoup de choses de ce genre qui se passaient surtout avec mes copines auxquelles il accordait un traitement ‘spécial’ et se comportait de façon étrange et inquiétante », a répondu une autre fille.

S’adressant au quotidien Yedioth Ahronoth, Maya a rappelé comment Okon a profité d’elle il y a plusieurs années : « J’avais 14 ans, j’étais un peu perdue, encore adolescente. Yotam y a vu une opportunité. »

Selon la Treizième chaîne, Okon a été licencié de son emploi cinq mois avant son arrestation, de toute évidence en raison d’allégations similaires à son encontre. Cependant, le ministère de l’Éducation n’a pas transmis les informations pertinentes à la police et l’enquête n’a été ouverte que lorsque plusieurs des filles ont déposé leurs propres plaintes auprès de la police. Le directeur de l’école a été interrogé par la police.

La condamnation d’Okon s’inscrit dans le cadre d’un certain nombre d’affaires très médiatisées d’agressions sexuelles contre des femmes et des jeunes filles commises par des personnes occupant des postes à responsabilité, comme des médecins ou des enseignants.

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