Un eurodéputé allemand aux antécédents d’extrême droite exclu de son groupe
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Un eurodéputé allemand aux antécédents d’extrême droite exclu de son groupe

Martin Buschmann était l'un des 41 membres du groupe GUE/NGL, comprenant notamment des élus allemands de Die Linke et français de La France insoumise (LFI)

Martin Buschmann, homme politique allemand et député européen en 2019. (Crédit : Wikimedia Commons)
Martin Buschmann, homme politique allemand et député européen en 2019. (Crédit : Wikimedia Commons)

Un eurodéputé allemand a été exclu mardi du groupe de la Gauche unie (GUE) au Parlement européen après que son passé de militant dans les années 1990 au sein du parti néo-nazi NPD eut refait surface.

Martin Buschmann, 49 ans, avait été élu en mai sur la liste d’un petit parti défendant la cause animale (Partei Mensch Umwelt Tierschutz, « L’humain, l’environnement, la protection des animaux ») et était l’un des 41 membres du groupe GUE/NGL, comprenant notamment des élus allemands de Die Linke et français de La France insoumise (LFI).

Mardi le groupe s’est dit « choqué et profondément préoccupé » d’avoir appris que l’élu allemand était dans les années 1990 un membre du NPD, ce qu’il avait jusqu’à très récemment caché « au groupe, à son parti et au public ».

En conséquence la décision de M. Buschmann de démissionner « avec effet immédiat » a été accepté par le groupe, a ajouté ce dernier dans un communiqué.

Sur sa page Facebook dimanche, cet élu originaire de la région de Hambourg (nord) avait confirmé les informations selon lesquelles il militait au sein du NPD « il y a environ 25 ans », expliquant avoir rejoint ses rangs parce qu’il était « tombé amoureux d’une femme qui en était membre ».

Il ne comptait pas parmi les activistes au sein du parti, a-t-il assuré, mais c’était « difficile de résister à la dynamique de groupe ».

M. Buschmann s’est excusé pour ce manque de transparence sur son passé et a expliqué vouloir rester élu du Parlement européen pour poursuivre son travail visant à promouvoir les droits des animaux au sein de la commission Agriculture.

« Rien ne me dégoûte plus que le racisme, l’antisémitisme, le fascisme et les discriminations de toutes sortes », a-t-il aussi affirmé.

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