Un festival d’Oslo opposé à « l’occupation » refuse des artistes israéliens
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Un festival d’Oslo opposé à « l’occupation » refuse des artistes israéliens

Les 6 chorégraphes exclus qualifient la décision de « discrimination à rebours », disant qu'elle tient injustement les artistes pour responsables des actions de leur gouvernement

Illustration : des danseurs israéliens se produisent sur scène lors du spectacle de fin d'année de l'école Rythmo-Flamenco à Ramat HaSharon dans le centre d'Israël, le 1er juillet 2017 (Crédit : Yahav Gamliel / Flash90)
Illustration : des danseurs israéliens se produisent sur scène lors du spectacle de fin d'année de l'école Rythmo-Flamenco à Ramat HaSharon dans le centre d'Israël, le 1er juillet 2017 (Crédit : Yahav Gamliel / Flash90)

Un festival de danse axé sur la féminité et l’identité de genre à Oslo, en Norvège, a rejeté la participation de six chorégraphes israéliens, affirmant qu’Israël utilise la culture pour « blanchir » son traitement des Palestiniens.

Les six artistes israéliens qui ont postulé pour participer au festival « Feminine Tripper », Eden Wiseman, Roni Rotem, Nitzan Lederman, Maayan Cohen Marciano, Adi Shildan et Maia Halter, ont reçu une copie d’une lettre des organisateurs expliquant qu’Israël « utilise la culture comme une forme de propagande pour blanchir ou justifier son régime d’occupation et d’oppression du peuple palestinien. »

Les organisatrices Kristiane Nerdrum Bøgwald et Margrete Slettebø ont écrit : « nous ne pouvons pas, en toute conscience, inviter les participants israéliens quand nous savons que les artistes des territoires palestiniens occupés ont un accès très restreint aux musées internationaux et qu’ils ont peu d’occasions de communiquer leur art en dehors des territoires occupés. »

Le festival débutera samedi.

Les chorégraphes ont qualifié le rejet de « discrimination à rebours », expliquant qu’il tient les artistes pour responsables des actions de leur gouvernement.

« Rejeteriez-vous un artiste saoudien pour les restrictions saoudiennes sur les droits des femmes ? Est-ce que vous rejetteriez un artiste américain pour les politiques américaines concernant la réglementation [communément appelée] ‘l’interdiction musulmane’ ? », ont-ils écrit dans une lettre, relayée par Ynet.

Ils ont également demandé si l’interdiction s’appliquerait aux Arabes israéliens ou aux artistes juifs israéliens vivant à l’étranger.

Les organisateurs ont reconnu avoir reçu la réponse israélienne mais ont déclaré qu’ils ne pourraient pas y répondre avant la fin du festival en raison de leur lourde charge de travail, a précisé Ynet.

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